La wilaya d’Alger s’est investie jusqu’au bout dans son entreprise de torpillage du congrès du Mouvement démocratique et social (MDS). Même après avoir eu l’accord du Conseil d’État, le MDS s’est vu mettre des bâtons dans les roues, l’obligeant à tenir son congrès…dans la cour du Centre internationale de la jeunesse de Sidi Fredj.   

Le MDS n’a pu se réunir dans une salle pour animer son congrès national. Le motif invoqué par l’administration pour lui refuser l’autorisation…l’absence d’un agent de permanence dans les services concernés par la délivrance de cette fameuse autorisation !

Le Conseil d’État avait pourtant tranché le 29 avril en faveur du MDS qui a fait face à une hostilité très marquée de la part de la Wilaya d’Alger qui a même tenté de casser la décision du tribunal administratif qui a autorisé la tenue de ce congrès.

Cette affaire démontre, encore une fois, que les décisions de justice s’appliquent de façon très sélective en Algérie. L’administration qui doit, normalement se soumettre aux décisions de justice se voit déroger, dans de tels cas, des pouvoirs illimités pour faire taire une formation d’opposition.

Face à l’absurde, les militants du MDS ont tenu leur congrès à même la cour du Centre international de la jeunesse de Sidi Fredj. L’essentiel est de continuer le combat sur le terrain pour la démocratie et le progrès social.

Massi M.