Après avoir entamé une grève de trois jours depuis lundi dernier, les syndicats autonomes, notamment ceux de l’Education nationale, tiennent, ce mercredi, un sit-in devant la direction de l’Education de la wilaya de Boumerdès.

Selon des correspondants de presse locaux, un peu plus 500 fonctionnaires sont rassemblés devant la direction locale de l’Education. Les protestataires, venus des wilayates du Centre, ont réitéré les slogans de l’intersyndicale dénonçant l’application de la nouvelle loi sur les retraites et réclamant «un meilleur pouvoir d’achat».

Cela se passe au troisième jour de la grève, lancée lundi dernier, par l’intersyndicale. Le suivi de la grève diffère d’un secteur à un autre. Mais visiblement, les enseignants sont ceux qui adhèrent le plus à cet arrêt de travail. Même si comme c’est le cas dans beaucoup de périodes de grève, les taux de suivi sont sujets à polémique entre les autorités et les organisateurs.

Une autre grève de trois jours sera organisée, dès lundi prochain, sur l’ensemble du territoire national par l’intersyndicale. Au premier jour de ce mouvement, les syndicats se sont donnés le mot pour organiser un sit-in national devant l’APN. Une action difficile à tenir puisque les manifestations publiques sont interdites à Alger.

La ministre de l’Education nationale a déjà affirmé que la grève des enseignants est injuste puisqu’elle pénalise les élèves. Les grévistes répondent qua la question des retraites relève des compétences du gouvernement et non de la ministre.

Essaïd Wakli