La nouvelle édition du Salon International du Livre (SILA) a encore rencontré cette année, beaucoup de succès. En dix jours, le Sila dépasse les 1,2 million de visiteurs, selon Khalida Toumi, ministre de la Culture. Que viennent chercher les Algériens ?

1 Algérien sur 37 a visité le Salon international du livre d'Alger cette année/ DR

Le SILA a fermé ses portes hier. Cette rencontre a mis sur le devant de la scène toute la littérature africaine, grâce à la venue des plus grands auteurs algériens, ainsi que des écrivains du monde entier. Les badauds se sont pressés aux portes du salon surtout pour remplir leurs bibliothèques de livres à bas prix et difficiles à trouver dans les quelques librairies algériennes. Nous avons rencontré les lecteurs de la 17e édition du SILA, ils nous racontent ce qu’ils ont retenu de l’évènement.

Lectures et échanges

A l’image du salon, le public est très diversifié. Les lecteurs viennent de tout le pays. Les visiteurs du Sila ne sont pas seulement Algérois, bien au contraire : Annaba, Sétif, Oran, Tebessa ou encore Béchar… Tous les Algériens se donnent rendez-vous à cette manifestation annuelle qui est considérée comme le plus grand salon d’Afrique.

Ce salon international permet à beaucoup de lecteurs, et surtout à des étudiants de trouver des livres moins chers et difficiles à se procurer le reste de l’année dans leur région, bien qu’ils soient indispensables pour leurs cursus universitaire. Une complication majeure pour des étudiants algériens qui n’ont que cet évènement pour se fournir en livres spécialisés. D’autres recherchent des livres sur l’islam qui pourraient compléter leur savoir en la matière, ou encore des romans, et certains viennent juste pour profiter de cette manifestation.

Les motivations des visiteurs sont donc multiples, ils expliquent leur venue au salon:

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Les Algériens sont des lecteurs

Les lecteurs algériens ont différentes raisons de venir mais ils sont surtout là pour une rencontre avec la littérature. Malgré les nombreuses autres activités, telles que les conférences ou les projections, les visiteurs ont préféré flâner entre les stands de livres pour trouver leur bonheur, laissant les salles de conférence vides.

Déceptions

Malgré l’enthousiasme d’un grand nombre d’entre eux, certains visiteurs avouent avoir connu quelques déceptions. Le manque de diversité dans les livres exposés, malgré les nombreux exposants invités au salon, et ils notent surtout une forte différence de prix depuis l’année dernière.

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Ces petits points négatifs n’ont quand même pas nuit au salon puisqu’ « un Algérien sur 37 environ aurait visité le SILA lors de ces éditions », selon les organisateurs. Les 630 maisons d’éditions et les 41 pays représentés lors de cette 17e édition, prouvent que le public est là, le livre a sa place dans la société algérienne, il faut lui donner les moyens d’en profiter.

AB