Hugo Chavez dérange par son franc parler. Quelle leçon d’héroïsme il vient de donner pour les présidents et les émirs des pays arabes.!

Mais qu’y a-t-il derrière le phénomène Chavez ? En premier lieu et avant tout, le ressentiment inspiré par les Etats-Unis.

Pour les uns, il y a la haine qu’il voue à ces derniers à cause de leur politique oppressive et c’est le cas des millions d’Arabes et de musulmans qui considèrent que Washington soutient Israël en toutes circonstances et que, sous couvert de lutte contre le terrorisme, ils mènent une guerre contre l’islam et les musulmans.

Alors que pour d’autres, c’est des reproches et des accusations faites aux Etats-Unis pour leur égoïsme et leur avidité afin d’assurer leur aisance grâce à une répartition foncièrement injuste des richesses de la planète. Et là, c’est le cas des millions d’habitants du tiers-monde.

Dénoncer les crimes de l’axe américano-israélien au Moyen-Orient alors même que tous les dirigeants de cette région restent étrangement silencieux, certainement paralysés par la peur d’avoir à rendre des comptes, reste pour le moins que l’on puisse dire très téméraire.

Alors qu’au moment où des médias arabes affirment qu’on ne peut échapper à la puissance de l’Amérique, Chavez bravant tout, appelle le monde à vivre sans cette dangereuse Amérique.

Là où l’Amérique a perdu, Chavez a gagné. Il a su gagné le cœur des foules, non pas avec des milliards de dollars, mais avec des gestes simples et des paroles franches. Qui aurait dit qu’un jour le drapeau vénézuélien flotterait côte à côte avec ceux du Liban et de la Palestine ?

Cette solidarité avec la cause arabe est largement partagée par la plupart des Vénézuéliens, et également par la plupart des sud américains, particulièrement les plus déshérités.
Beaucoup ont défilé dans les rues de Caracas et d’autres villes du Venezuela du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, ou de la Colombie.

Finalement, Chavez a osé dire haut et fort, ce que tout le monde pensait bas.

Mohamed Latrech

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