credit-algerie Le coordinateur du bureau de l’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) pour la wilaya d’Oran a animé, hier, une conférence de presse consacrée aux mesures prises par cette union pour une meilleure régulation des activités commerciales durant le mois de Ramadhan, la question des cartes de recharge et enfin l’article 75 de la loi de finances complémentaire 2009 relative à la suspension des crédits à la consommation. Pour l’UGCAA, la meilleure manière de stabiliser les prix à la consommation des produits alimentaires durant ce mois de grande consommation est d’ouvrir le maximum de marchés réglementés pour ne pas permettre la prolifération du commerce informel, un fléau qui s’amplifie durant ce mois sacré avec l’arrivée de nombreux commerçants occasionnels. Ainsi pour la wilaya d’Oran, les 4 marchés réalisés depuis 4 mois, comme celui de Bir-El-Djir, doivent impérativement ouvrir leurs portes, estime-t-on à l’UGCAA. Parallèlement, l’UGCAA tout en rassurant les consommateurs sur la disponibilité de tous les produits, appelle les consommateurs à plus de modération dans leurs achats pour éviter toute pression.

Ce phénomène, selon M. Mouad, est observé chaque année durant la première semaine et se répercute sur les prix, qui reculent à partir de la seconde semaine de Ramadhan. A ce titre, le communiquant à fait savoir que 130.000 tonnes de pommes de terre sont stockées et devront être déstockés pour éviter toute hausse sensible du prix du tubercule. Parallèlement à cet appel, l’union compte investir le domaine de la métrologie en lançant avec les services concernés une vaste opération de contrôle des balances du fait que les normes ne sont pas respectées. Enfin, l’UGCAA reste à l’écoute aussi bien des commerçants que des consommateurs en mettant à leur disposition sa ligne téléphonique (041.42.60.73) pour relever tout dépassement qui permettra de prendre les mesures nécessaires. Au plan de la salubrité, l’UGCAA a financé hier une opération de nettoyage aux alentours des halles centrales, un site devenu infréquentable en raison des déchets abandonnés par les commerçants.

Contrôle renforcé

En collaboration avec la direction du commerce, l’UGCAA demande à ce qu’un contrôle rigoureux soit observé aux portes de la ville afin de débusquer les faux commerçants en exigeant d’une part le registre du commerce et de l’autre amener à ce que toute la marchandise transite par le marché du gros. A ce titre, l’UGCAA préconise des marges bénéficiaires de 30% pour les mandataires et de 70 pour les détaillants. Concernant la vente des gâteaux traditionnels très prisés durant ce mois, M. Mouad a précisé que le wali d’Oran s’est engagé à faire respecter la réglementation en vigueur à savoir l’interdiction à toute personne ne possédant pas un registre de commerce portant le code de cette activité de vendre ou de produire ces friandises. S’agissant de l’anarchie qui règne après la promulgation de l’article 30 de la LFC 2009 portant sur une majoration de 5% du prix de la recharge destinée aux usagers de la téléphonie mobile, l’orateur estime que la responsabilité incombe aux deux opérateurs OTA et Wataniya qui doivent mobiliser leurs inspecteurs de ventes pour amener les revendeurs à ne pas augmenter les prix. Enfin et concernant la mesure d’interdiction des crédits à la consommation hormis ceux destinés à l’immobilier, le responsable a estimé que l’UGCCA propose la révision de cette disposition en perspective de la loi de finances 2010 et que les crédits à la consommation accordés aux citoyens n’ont fait que les affaires des concessionnaires de véhicules de basse gamme et d’autres produits finis ainsi que les banques étrangères qui ont su tirer leur épingle du jeu au détriment de l’appareil de production nationale qui a été le plus grand perdant.

M.A.Y.
Avec Le Financier

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