Nous tenons à envoyer cet article à la presse algérienne avec un petit commentaire du match Egypte Algérie (2 – 0) que les algériens auraient pu gagner en exploitant les quatre occasions nettes obtenues. La TCB Algérienne supérieure, a eu raison du rayon d’action physique sénégalais Comme l’esprit humain ne fait pas de saut, il faut revenir en arrière pour expliquer la défaite sénégalaise de Blida que l’on avait senti venir, à la différence des champions de dithyrambe « nous allons jouer notre football », « nous allons gagner là-bas » sans emprise sur le réel, ressemblant plus tard à des éloges funèbres. Revenir en arrière en parlant de la métamorphose Alioune NDIAYE A la JA, il était devenu un géant par …..la taille, aux côtés de Camou mais aussi d’Alpha TOURE.

Auparavant, à Meckhé, nous avions partagé les bancs de l’Ecole primaire ensemble avec Ibrahima SENE du PIT, Youssou Babou du PDS, grand frère de Maître Abdoulaye Babou… Alioune NDIAYE était de courte taille de telle façon qu’on l’appelait « Ngattee ». Avec l’âge, il s’est transformé en géant, tout en augmentant son amplitude et sa fréquence qui conditionnent la vitesse que les physiciens appellent quantité de mouvements, avant l’optimum de réussite pour voir que ce que l’on gagne en amplitude, on le perd en fréquence. On a fini par l’appeler, « cheval fou ». …… La morphologie des joueurs sénégalais en général a subi un changement notable car le footballeur sénégalais d’hier drainait certes cette charpente maigrelette Pelé Linguère, Yatma DIOUCK, Demba THIOYE, Insa DIAGNE, Serigne Mbaye FALL… mais était techniquement doué et les résultats étaient palpables : on battait le Cameroun, la Côte d’ivoire, l’Equipe de France amateur, la Tunisie, le Nigeria… il arrivait même qu’en relation avec une différence physique notable qu’in tacle sénégalais n’empêchait pas le ballon d’une jambe togolaise, par exemple, de poursuivre sa route, en emportant avec lui le sénégalais. Au début des années 90, les sénégalais se sont métamorphosés : « ces petits sénégalais » comme aimait les appeler Allou, sont devenus des géants pour concurrencer les Camerounais champions en la matière. Mais on dit souvent que « ce que l’on gagne en force, on le perd en déplacement ». Moins de vivacité moins de mobilité, moins de regroupement autour du porteur du ballon… mais du « Kick, Rush and Jump ». C’est pourquoi, malgré les résultats de 2002, nous avions titré pour nos « lions » : « man damay tëmbël, nun danuy sëmbëxloo ». 4 buts sur les 6 de la CAN 2002 ont été obtenus suite à des balles balancées.

En coupe du monde, à part le match contre le Danemark, le Sénégal aurait du perdre tous les autres car le football, c’est surtout la technique. L’immense majorité des encadreurs privilégie la tactique mais comme le football est un jeu collectif, on demande aux joueurs de jouer collectivement. Or pour jouer collectivement, il faut deux facteurs : le premier, c’est le regroupement constant autour du porteur, mais si entre les partenaires A et C, se glisse un adversaire B, A ne peut atteindre C qu’en travaillant sa technique : – Technique dribble pour éliminer B et passer la balle à C – Technique passe pour tracer une fonction parabolique, afin de contourner B et atteindre C par le ballon. Donc, si les joueurs ne disposent ni de technique dribble, ni de technique passe, ils peuvent faire le regroupement constant autour du porteur du ballon pendant un siècle sans obtenir le jeu collectif. Par contre, s’ils ont la technique, il suffit de leur demander de faire le regroupement constant autour du porteur du ballon pour vous donner le jeu collectif. Donc l’élément moteur, c’est la technique et les joueurs sénégalais n’ont plus ce facteur en mains. De Metsu à Lamine NDIAYE, en passant par « Gouye » Stephan, Abdoulaye SARR, Amara Traore, « Kas per sac »…… L’illustration : les 3 buts marqués contre le Libéria étaient tous obtenus suite à des balles balancées. Les libériens, derniers de la poule, éliminaient techniquement les sénégalais : les 2 buts de l’aller et l’unique but du retour : élimination de 3 joueurs dans l’axe et non des latéraux comme pour l’Algérie. Même les défenseurs en faisaient voir de toutes les couleurs aux attaquants sénégalais. Il nous revient en mémoire, ce que nous avions dit à Guy Stephan, « nous avions noté 6 occasions libériennes « c’est vrai, les libériens ont eu beaucoup plus d’occasions que nous. Mais c’est nous qui avons gagné. Et c’est ça le football ». Ce travail physique a abouti à des échecs répétés pour toutes nos équipes nationales : Seniors, juniors, cadets et pour tous les clubs engagés en coupe d’Afrique. Il ne restait aux sénégalais qu’à inventer des résultats « Vice Champion du Monde de la Presse », « Champion du monde de Benjamins » d’une bourgade française. Ni la FIFA, ni la CAF n’ont pris en considération ce titre que les sénégalais ont fêté. Ce qui nous fait penser aux « sarcasmes moqueurs de Victor Hugo » s’adressant à Napoléon III. « Le singe qui voulait se émettre dans la peau du tigre ».

La notion de rayon d’action A 1 contre 1, côte à côte, l’idée nous est venue depuis 2002 de développer la notion de rayon d’action – axe de rotation des bras, des jambes, de la tête est plus long que celui des joueurs Algériens par exemple pour la récupération, l’intervention aérienne. Les sénégalais quadrillent bien le terrain et récupèrent presque toutes les balles mais en font un mauvais usage par l’absence de TCB : à part El Hadji Diouf et dans une moindre mesure Ousmane NDOYE en l’absence de Diomansi Camara. Quand il y a de l’espace, ils donnent l’illusion d’une base collective car il n’a a pas d’adversaire pour contre. C’est ce que nous disions à Lamine NDIAYE sur 15 minutes que nous avions pu observer du match Libye Sénégal Dans « discours sur le football » de 1976, nous avions dit qu’il y a 2 formes de monopole : monopole du terrain et monopole du ballon. La domination sénégalaise était territoriale en 1ère mi-temps, mais n’était pas technique. Il y avait monopole du terrain mais pas monopole du ballon. Suite à des courses, à des dégagements, Henri a obtenu deux occasions mal exploitées. Suite à une perte de balle algérienne, El Hadji Diouf a tiré puissamment du pied gauche au dessus sans une réelle occasion.

Devant 3 joueurs Algériens qui avaient ouvert un trou, El Hadj avait voulu lifter sans pouvoir le faire. Cela s’est transformé en tir mou pour le gardien, sans véritable occasion pour un linéaire. Henri Camara et Issiar ont exploité leur vitesse sans plus. Le Sénégal a excellé dans les attaques rapides depuis 1976, nous avons toujours dit qu’en football la ligne droite n’est pas forcément le plus court chemin d’un point à un autre. Le pressing doit aller de pair avec la TCB pour faire courir le ballon. A force de presser sans technique, on finit par se fatiguer. A force de récupérer sans en faire un bon usage, on finit par s’user. A force de ne pas marquer, de balancer des balles, on finit par donner confiance aux algériens qui jouaient auparavant, contre nature et qui avaient terriblement peur. Les algériens ont fini par se dire que ces lions là n’étaient pas plus forts que nous et Ziani prit le ballon pour centrer merveilleusement sur Saïfi. Ce dernier, ne bénéficiant pas de la même confiance, tomba dans la fébrilité et tira aussitôt après comme un voleur qui ne voulait pas être découvert, il rata l’occasion. Vers la fin de la 1ère mi-temps, la fébrilité changea de camp et on nota la mésentente entre Malickou et Tony ; l’angle de vision du joueur, les yeux rivés sur le ballon au sol étant de 180°, Malickou avait photographié Tony dans une certaine position mais au moment de passer à l’acte moteur, Tony s’était déjà déplacé. Malickou a fait la passe à Tony dans sa position antérieure alors qu’il l’avait rectifiée. La passe ressemblait à un contre-pied et il fallu que Tony se détende pour pousser du bout des doigts le ballon en corner sinon l’Algérie allait marquer. Ziani mis en confiance, élimina alors 3 joueurs sénégalais avant de tirer, malheureusement au-dessus. Stefan Kovacs dit que la fatigue est plus d’ordre psychique que d’ordre physique. Ces occasions algériennes essoufflèrent les sénégalais car depuis le début du match, l’Algérie ne s’était manifestée qu’au milieu, pas en attaque.

La confiance commença à naître dans le camp algérien et c’est à ce moment là que commença la domination technique algérienne à quelques minutes de la mi-temps. Attaque placée Karim Ziani se permit même d’éliminer El Hadj Diouf et Ousmane Ndoye. Au retour des vestiaires, les algériens continuèrent sur leur lancée et Saïfi obtint deux occasions (après le tir d’Ousmane Ndoye) dont une bien placée de la tête. A la 54ème minute, et contre le cours du jeu, Ousmane Ndoye après une course de 20m, fit un centre. Issiar exploita le manque de promptitude des centraux algériens pour marquer 1 à 0. Les algériens étaient plus proches du ballon. On avait noté auparavant un penalty non sifflé pour les algériens. Saâdane se leva pour encourager ses joueurs. Cinq minutes après le but d’Issiar, il y eut une attaque par l’axe. La transmission pour Bezzaz avait failli sortir. Bezzaz récupéra la balle et élimina 3 joueurs (Ousmane Ndoye, Faye I et Nguirane ndaw) avant de tirer au but. Cheikh GUEYE qui courait pour fermer ses buts, accompagna la balle pour la dévier dans ses buts. S’il avait fait face au ballon, le cuir allait suivre une autre direction. Le 2ème but allait suivre très rapidement : après un travail de Ziani (le meilleur homme du match) le ballon arriva à Belhadj qui élimina Cheikh GUEYE avant de photographier la position des joueurs dans l’axe. Comme contre le centre de Ziani à Saïfi en 1er mi-temps, Belhadj déposa le ballon sur la tête de Bezzaz…instruit par l’occasion ratée de Saïfi de la tête et dans la même position, emprunta la photographie des positions à Belhadj pour faire une passe de la tête à Saïfi. Ce dernier après avoir raté plusieurs occasions, ne pouvait que loger cette balle au fond des filets même s’il avait mal ajusté sa tête. 2 à 1. Travail collectif et technique. Découragés, les sénégalais subirent les exploits techniques de Saïfi : sombrero, aile de pigeon… et le 3ème but les crucifia. Il fallait des hommes neufs pour espérer réaliser quelque chose du côté sénégalais. Sougou entra et bénéficia de l’euphorie Algérienne qui vida sa défense, en l’absence du travail d’écran de Balhadj face à Kader Mangane. 3 à 1 le score final. On constate que les « erreurs défensives » dont on parlait du côté sénégalais, sont plutôt imputables aux défenseurs algériens. Les buts algériens résultaient d’une supériorité technique. Exactement comme les libériens l’avaient fait antérieurement sans oublier que la première occasion du match Gambie-Sénégal a été obtenue par la Gambie suite à une élimination du latéral gauche sénégalais. Le tir puissant était passé à côté de l’arête des buts. Il n y avait pas de manque de concentration et les spectateurs n’ont pas besoin de réveiller nos défenseurs en faisant du bruit. Les sénégalais sont devenus faibles techniquement à quelques exceptions près bien sûr. 70mn observées n’ont pas donné une seule occasion à l’Egypte mais l’Algérie a commis l’erreur, de lui laisser l’espace de ne pas exercer un pressing

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