2009 a été une année exceptionnelle pour le football algérien, qui a amorcé son retour sur la scène mondiale après une qualification avec brio au mondial sud africain 2010 et, en prime, une nouvelle participation à la coupe d’Afrique des nations prévue en Angola du 10 au 31 janvier prochain. Après une traversée du désert qui a duré près de deux décennies, le dernier fait marquant étant le titre de champion d’Afrique remporté à Alger, en 1990, le football algérien se refait une santé et se donne de nouvelles couleurs en se frayant une place parmi la crème du football mondial comme l’atteste sa 26e place au classement des meilleures équipes établi par l’instance suprême du football (Fifa).
Rien ne prédisait pourtant une telle apogée pour le football national qui a longtemps cherché les solutions de sa relance mais sans jamais réaliser ce bond tant attendu par les amoureux du ballon rond.
De ratage en ratage, d’échec en échec, tant sur le plan technique qu’organisationnel, le football national mettra ainsi plus de temps qu’il ne lui fallait pour rebondir.
« Le football algérien est malade. Il fait du surplace depuis de longues années. Il faut faire quelque chose pour le remettre sur rails » avait déclaré amèrement le sélectionneur national Rabah Saadane au lendemain de sa prise de fonction en novembre 2007.
Grâce notamment à une génération exceptionnelle de joueurs professionnels qui évoluent dans les plus grands européens, mais aussi une réelle prise en charge des véritables problèmes qui entravaient jusque là le fonctionnement de la sélection nationale, Rabah Saadane va s’atteler à bâtir petit à petit une équipe, encore meurtrie par ses récentes déboires, notamment une nouvelle élimination de la CAN 2008 qui s’est déroulée au Ghana.
Connu pour sa dextérité et son sens aigue de l’organisation et de la méthodologie, le sélectionneur national, pour ne pas brûler les étapes, se fixera comme objectif principal la qualification à la CAN 2010, non sans omettre de soulever la complexité de la tâche, eu égard particulièrement au grand retard pris par le football national par rapport aux autres nations africaines.
Le retour du président Mohamed Raouraoua à la tête de la FAF, en remplacement de M. Hamid Hadjadj, va donner une nouvelle dimension à la sélection nationale qui, une fois le ticket angolais en poche, se mettra à rêver d’une participation pour la coupe du Monde. Un challenge et un défi que les « Vert », supportés comme ils ne l’ont jamais été par tout un peuple, se feront un plaisir de relever, surtout que le patron de la FAF, avec l’appui des pouvoirs publics avait réussi à convaincre et à mobiliser toutes les ressources pour concrétiser un rêve attendu depuis longtemps par tous les Algériens.
Le 18 novembre dernier, à Oum Dourman au Soudan, une ville conquise par des milliers de supporters, les « Vert » dans un match « d’orgueil », « héroïque », réussiront à « sortir » l’Egypte et se qualifier au Mondial sud-africain dans un climat de joie et d’allégresse partagée par des millions d’Algériens.
Une date mémorable, annonciatrice de lendemains radieux. Mais est-ce pour autant parler de vrai redressement du football national comme l’ont relevé plusieurs techniciens?Nic404398
Pour nombre de techniciens la panacée réside bel et bien dans la formation des jeunes catégories car le parcours de la sélection nationale « ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt », notent-ils. Il s’agit de former aujourd’hui pour être présent aux échéances à venir, estiment encore ces spécialistes pour qui il est impératif de continuer à privilégier cet amalgame entre joueurs locaux et ceux évoluant à l’étranger qui a si bien réussi à l’équipe Saadane.

APS