La facture de la consommation nationale en essence et en diesel a été particulièrement salée pour Sonatrach en 2009.

En effet, la société nationale a importé pour 1,4 milliards de dollars de produits raffinés qu’Alnaft a distribués durant l’année écoulée. La Sonatrach a déboursé un milliard de dollar de plus par rapport à 2008. Cette explosion de la facture énergétique nationale s’explique par le développement accéléré du parc automobile algérien, notamment les véhicules roulant au diesel.

Pour le ministre de l’énergie, Chakib Khelil, la Sontarach doit compenser ces dépenses par une augmentation des taxes sur le diesel et les véhicules. Pas question, lui rétorquent à chaque fois le président Bouteflika et le parlement. Dans un contexte politique aussi explosif, une telle mesure risque de paralyser le pays.

Chakib Khelil est prié donc de se débrouiller autrement. Il ne lui reste alors qu’à développer les capacités de raffinage locales. La raffinerie en construction à Tiaret devra être opérationnelle en 2015 et traitera 300 000 barils par jour. A cela s’ajoutera la production des raffineries d’Alger, Arzew et Hassi Messoaud, dont les installations ont été modernisées. Au final l’Algérie devra pouvoir transformer la totalité de son pétrole en 2015, les capacités de production du pays étant estimées actuellement à 500 000 barils/jour.

Néanmoins, selon l’Agence de régulation des hydrocarbures, malgré ces travaux l’Algérie ne sera pas en mesure de satisfaire une demande locale en constante augmentation. Le pays dépendra toujours des importations d’essence en 2027, estime l’Agence.

RAF (avec Maghreb Confidentiel)