Le très mauvais feuilleton «Djezzy» n’est pas prêt de connaître son épilogue puisqu’après les Sud-africains, ce sont les Emiratis d’«Etisalat» qui refont surface pour l’acquisition de la moitié du capital d’Orascom Telecom Algérie (OTA), l’autre moitié devant revenir à l’Etat algérien, selon les termes de l’accord négocié entre les Égyptiens, les Emiratis et les autorités algériennes.

Ce scénario semble constituer l’ultime issue à ce conflit politico-politique qui prend les allures d’une affaire d’Etat engendrant une cacophonie incomparable du côté algérien puisque même le ministre des Affaires étrangères s’en est mêlé après ceux des PTIC, des Finances et du Commerce! La concrétisation de cet accord bénéficie selon certaines sources bien informées de la bénédiction de l’Etat algérien qui y voit une solution «équitable» et «politiquement correcte».

L’affaire bute, cependant, sur le montant exigé par la maison mère d’OTA qui estime la valeur de sa filiale algérienne à 5 milliards de dollars alors que les Algériens l’évaluent à pas plus de 2 milliards de dollars. Les jours à venir seront déterminants et les Égyptiens savent très bien que l’affaire «Djezzy» risque de ruiner complètement l’empire économique de l’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris. D’où l’intérêt de boucler l’affaire dans les plus brefs délais et avec le moins de dégâts possibles.

Yasmina B.