Deux footballeurs connus et adulés du grand public, fierté du français d’origine immigrée algéro-européenne, se font honteusement évincés par un triste marionnettiste lui-même téléguidé par les instances de la F.F.F. A travers ce geste on veut ébranler toute une communauté voire le pays d’origine de ces jeunes acteurs au talent indiscutable. La sentence est terriblement blessante pour le cœur des partisans du black blanc beur ou tout au moins dans celui du dernier « b ».

Depuis la retraite de leur « Zizou » national rien ne peut présager quelques sursauts chez les successeurs des bleus qui match après match affichent lamentablement des résultats négatifs. Si ! On a haut et fort déployé les qualités indéniables de la nouvelle génération montante de ces jeunes nés en 1987 dont on connaît tous, les noms et les exploits réalisés dans leur club respectifs à l’étranger ou sur le terroir même ! Ces noms dont la tonalité sont la continuité de celui de Zinedine qui commençait enfin à sonner juste à l’oreille des gens d’ici si bien que même certains jeune couples ont donné ce petit nom à leur progéniture à tête blonde.

Sans vouloir s’étaler interminablement sur ces maillots du Real ou de l’équipe de France qui continuent quatre ans après à arborer la marque du héro. Que s’est-il passé vraiment ? Dans nos esprits de dominés il était improbable voire impossible d’observer une ligne d’attaque de l’équipe de France menée par deux joueurs d’origine algérienne et un autre d’origine tunisienne. Et pourtant le résultat aurait été fracassant si la logique du football avait été menée à juste terme. Nous aurions peut-être eu pour une dizaine d’année encore la meilleure équipe du monde, composée de milieux de terrain au jeu réaliste et percutant tel que celui de Ribéri à gauche et de Gourcuff dans son vrai rôle de conducteur et non dans celui de meneur et de la garde noire placée aux arrières et en milieu défensif. Mais non ! On a préféré tenir compte des failles de ces jeunes beurs très sollicités par les meilleurs clubs européens lorsque la moindre contracture musculaire est dramatisée et que le banc de touche devient le meilleur endroit pour contenir la frustration des millions de compatriotes algériens qui les regardent.

De temps à autre on les fait rentrer dans le dernier quart lorsque l’on sait qu’à ce moment de la partie les dés sont bien jetés. Quand bien même une action intéressante ou une passe de génie se fait découvrir, elle sombrera vite dans les limbes surtout si les chaînes de télés ont bien capté et diffusé les beaux gestes qui seront des os à ronger pour les nombreux lecteurs de l’Equipe et autres produits de consommations dont il ne faut pas négliger l’élan. La magie et le mental n’y est plus ! A dix neuf ans, lorsque les appuis indispensables ne sont plus, il ne faut point s’attendre à des miracles. Regardez les Toulalan, les Gignac et autres Réveillère etc. des bourrins dont on a voulu faire des chevaux de courses qui au final ne seront pas au peloton de tête. Il n’est pas question ici de déprécier ces joueurs dans leur championnat de villes et de villages. Ils sont certes excellents mais ne pourront jamais rivaliser avec les étoiles des éminents clubs européens.

Chacun sa place s’il vous plaît …faire passer des vessies pour des lanternes est pourtant belle et bien une expression gauloise si je ne me trompe ! A qui la faute ? Certainement pas à ce sélectionneur qui ne connaît de cet art que la brutalité avec laquelle il veut bien nous distraire, ses allégories qui n’ont d’envol que le pied droit de son ex-poste de latéral de l’Olympique lyonnais à l’époque où Reims et Saint Etienne portaient haut le foot français. Sa fausse moustache de casseur de chevilles témoignait bien de sa grivoiserie qu’il aimait bien faire remarquer. Par quels chemins, par quelles issues a-t-il bien pu passer pour arriver de manière inattendue à cette ultime fonction ?! Cela ressemble curieusement à des personnages similaires qui disposent actuellement des clés des portes principales.

Est-ce l’incontournable présence de Zinedine qui continue encore à briller dans le monde et qui involontairement fait de l’ombre à son protégé « Karim » en souhaitant faire émerger une nouvelle icône du foot mondial ? Possible, le coach sentimentaliste avec la connivence des français d’Arsenal n’avait-il pas tenté à l’époque de le soustraire arbitrairement du groupe France. Mais la fragilité du sélectionneur et l’indispensabilité du joueur au palmarès indiscutable à fait peser la balance et ce dernier de sa seule entité disqualifia d’un coup de tête une nation toute entière d’un deuxième trophée mondial. Avons-nous la capacité de distinguer ce qui se passe réellement dans les coulisses ?

Certaines presses veulent mettre en avant une histoire d’éthique, des joueurs qui se pavanent hors des lieux d’entrainements avec des personnages obscurs dans des lieux où l’air n’est pas bon à respirer pour un sportif de haut niveau qui par ce fait deviennent indignes de porter le maillot tricolore. Qu’il jette la première pierre celui qui n’a pas pêché !

En attendant, l’Algérie est qualifiée pour cette première coupe du monde qui se déroule dans le continent africain ce qui représente en soi le symbole d’une renaissance pour ce pays qui n’a pas su ou pu conjuguer en deux participations le talent et la stratégie diplomatique que peut apporter cette joute pacifique. Nous aurions bien voulu saisir un Benzema en pointe de cette équipe algérienne et un Nasri en soutien pour pallier aux carences que celle-ci comporte au regard des autres manipulations que subissent les Ziani et consorts.

J’ai entendu Aimé Jacquet dire un jour que l’équipe de France avec Zitouni en défense et Mekhloufi en attaque aurait pu arriver en final de la coupe du monde en 1958. Le sort en a voulu autrement, l’amour de la patrie a été plus fort que celui du ballon. Je dis qu’un jour un groupe d’algériens en équipe de France, d’Allemagne, de Grèce, d’Espagne ou d’Algérie remportera la coupe du monde, cela à déjà commencé en 1998 avec un seul algérien !

A.Ouadda