Le «bien-pensant» philosophe de salon BHL nous permet de prendre le pouls de ce monde dit «occidental», ridiculisé à outrance par un État minuscule qui n’a d’autres arguments à faire valoir qu’un atavique sentiment de culpabilité cultivé à coup de propagande et d’exagération.

Le drame juif est bien réel et les souffrances de ce peuple le sont aussi. Mais cet état de fait peut-il constituer pour autant une autorisation de tuer à volonté et un chèque à blanc signé par les «grands» de ce monde pour que puisse être justifiées toutes les atrocités commises par l’Etat hébreu ?

Toute distinction faite entre Israël et le peuple juif, ce dont nous assistons chaque année de la part de la plus barbare des armées du 21ème siècle nous laisse pantois et profondément inquiets sur ce qui pourrait bien être l’avenir de la race humaine même, car le problème dépasse de loin la question de la Palestine et du blocus ignoble imposé à la population de Gaza.

Quand un «intellectuel» comme Bernard Henry Lévy vient nous dire que ce qu’a fait Israël contre la Flottille Gaza était tout bêtement «stupide» sans condamner les actes de piraterie et de terrorisme, ni même regretter les pertes humaines… Bien sûr, personne n’ira jusqu’à demander à BHL de soutenir la cause du peuple palestinien, ça serait trop «négationniste» et «antisémite» à assimiler par ses méninges. En réalité, BHL s’est désolé des conséquences de cet acte qu’il qualifie de «stupide», parce que «philosophe» comme il est, il mesure très bien l’impact médiatique de cette énième ineptie israélienne à travers le monde.

Et c’est justement, là, le fond même de la pensée officielle occidentale : Israël a le loisir de tuer qui bon lui semble, à «quantité» indéterminée, même s’il s’agit de citoyens occidentaux, pour vu que ça ne se sache pas. Les réactions officielles et les convocations d’ambassadeurs ça et là ne sont, en réalité, que des diversions destinées à calmer les opinions publiques qui, elles, sont bien conscientes de la barbarie d’Israël et de la lâcheté de leurs Gouvernements.

Combien faudrait-il qu’Israël tue-t-elle pour que le monde (l’Europe en particulier) puisse enfin se libérer de cette autoflagellation qu’il s’inflige pour apaiser sa mémoire d’une période bien révolue. Les nouveaux nazis, c’est ceux…

Nassim Brahimi