Le «gouvernement provisoire de Kabylie» vient d’encaisser son premier coup dur. Paris ne veut pas s’embrouiller plus avec l’Algérie et n’apportera, donc, aucun soutien au GPK de Ferhat Mehenni. «Nous sommes attachés à deux choses: la qualité des relations bilatérales dans l’esprit des déclarations du président Nicolas Sarkozy au sommet de Nice et le respect de l’intégrité territoriale de l’Algérie dans ses frontières internationalement reconnues» a déclaré Bernard Valero porte-parole du Quai d’Orsay.

Ce dernier rajoutera : «Notre seul souci avec l’Algérie c’est celui de travailler au renforcement de nos relations bilatérales. En ce qui concerne la spécificité culturelle kabyle, elle a été reconnue comme telle par les autorités algériennes qui ont accordé à la langue berbère le statut constitutionnel de langue nationale, en 2002», a souligné le porte-parole du Quai d’Orsay.

C’était d’une évidence absolue, la France vient de le confirmer, le GPK ne sera pas reconnue par la communauté internationale. Aussi, à travers cette position, Paris veut signifier à Alger son refus d’adhérer à la démarche aventurière de Ferhat Mehenni en affirmant même que les autorités algériennes ont fait ce qu’il fallait pour promouvoir la culture kabyle.

Auparavant, les figures politiques de la région de Kabylie ont aussi rejeté la démarche du Patron du MAK, la qualifiant de non viable et d’acte « d’apprenti-sorcier ».

RAF