L’exportation, lundi dernier, par l’Algérie de 100.000 quintaux d’orge, aussi modeste soit-elle, revêt un cachet particulier du fait qu’elle dessine une perspective prometteuse pour le pays qui pourrait intégrer à terme le « club fermé » des pays exportateurs de céréales après en avoir été durant longtemps un des plus gros clients. « C’est le début d’un processus inverse », avait lancé en effet samedi dernier, lors de l’embarquement de la marchandise, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, après avoir rappelé que l’Algérie avait cessé d’exporter des céréales depuis 43 ans. « C’est un message pour les agriculteurs pour qu’ils aient confiance en eux-mêmes », a-t-il ajouté, en misant sur l’utilisation des méthodes techniques et technologiques pour améliorer la production et continuer dans cette lancée afin de réaliser cet objectif. En osant avancer cette hypothèse, le ministre a, évidemment, des arguments convaincants à faire valoir.

APS