C’est la deuxième annonce importante concernant l’affaire «Djezzy». Après la demande officielle algérienne auprès de la maison-mère Orascom Telecom pour ouvrir les négociation de cession, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, a indiqué jeudi à Alger, que « ce dossier est sérieusement pris en charge par des experts auprès du cabinet du Premier ministre».

A présent, on connaît l’instance algérienne qui se chargera de mener à bout l’opération de rachat de «Djezzy» et ce n’est nul autre que le Premier ministre lui-même qui supervise l’opération. Une nouvelle qui ne devrait pas trop ravir les Égyptiens puisque Ouyahia est loin d’être facile en négociation et est surtout connu pour sa vision protectionniste de l’économie nationale. Aussi, confier le dossier «Djezzy» au cabinet du Premier ministre indique sur l’importance qu’accorde l’Etat à cette affaire qui bénéficie d’une attention particulière. M. Benhamadi a rajouté qu’«il s’agit de négociations de haut niveau dans le domaine financier et de l’organisation. Il faudra attendre», indiquant en outre qu’aucun délai ne peut être fixé pour le traitement du dossier de l’opérateur «Djezzy», actuellement pris en charge par des experts, auprès du cabinet du Premier ministre».

Par ailleurs, le nouveau ministre des PTIC a précisé que l’Etat algérien s’attèlera, une fois cette transaction concrétisée, à sauvegarder les 5.000 postes d’emplois que compte «Djezzy», tout en précisant que les compétences algériennes sont parfaitement capables de gérer une entreprise de la taille de «Djezzy» avec plus de 14 millions d’abonnés.

Rappelons que le patron d’Orascom Telecom (OT) Naguib Sawiris a déclaré mercredi 2 juin 2010 que la firme sud-africaine MTN avait offert 7,8 milliards de dollars à OT pour racheter «Djezzy», confirmant ainsi la poursuite des négociations avec cet opérateur téléphonique malgré le veto des autorités algériennes.

Nina A.