Le nouveau ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbes, souffle le chaud et le froid dans son secteur agonisant. Dépêché en urgence lors du dernier remaniement ministériel, Ould Abbes n’en a pas fini de rompre avec l’immobilisme et la gestion chaotique qui a caractérisé la gestion de ce secteur névralgique jusqu’à présent.

Ainsi, après avoir «tendu la main» aux différents syndicats de la Santé publique et promis de «régler définitivement» l’épineux problème de la pénurie des médicaments, le ministre de la Santé s’apprête à s’attaquer frontalement à la mal-gestion des Hôpitaux à travers le territoire national. Selon une source crédible, le ministère de la Santé lancera, dans les prochaines semaines, une «vaste campagne de limogeages et de sanctions» qui touchera les responsables d’«au moins une trentaine d’Etablissements hospitaliers».

Cette opération résulte, rajoute notre source, des recommandations et résolutions adressées à la Présidence de la République par des Commissions d’inspection qui ont passé au peigne fin la situation sanitaire et de gestion de nos Hôpitaux publics. «Des rapports qui ont dressé un tableau noir du Secteur et de l’état des Etablissements sanitaires tant sur le plan de l’hygiène, de la prise en charge des patients que de la gestion interne qui s’est avérée chaotique», précise notre source.

Sur ce, la Présidence aurait chargé Ould Abbes de mener une «opération mains propres» chapeautée par le Premier ministre Ouyahia afin de «nettoyer» le secteur de la Santé des fonctionnaires responsables de cette situation désastreuse. De nombreux DG et responsables d’Etablissements hospitaliers seront, ainsi, prochainement soit mis sur la touche ou dégradé, en fonction de la gravité des faits.

En même temps, de nouvelles équipes dirigeantes seront installées pour sauver ce qui peut l’être.

Yasmina B.