Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a déclaré mardi que le futur gazoduc qui doit relier la Russie au Moyen-Orient, via la Turquie, pourrait ne pas aller jusqu’en Israël comme prévu à l’origine.
Il a évoqué des soucis économiques depuis qu’Israël a découvert du gaz dans ses propres eaux.
Moscou fournit déjà du gaz à la Turquie grâce au Blue Stream, un gazoduc qui a ouvert en 2005 et qui passe sous la mer Noire qui sépare les deux pays. Vladimir Poutine a évoqué l’extension du projet, baptisé Blue Stream II, qui pourrait fournir du gaz à des pays comme le Liban et la Syrie.
La Turquie a mis sur la table des discussions l’extension du Blue Stream II après que les commandos israéliens ont tué neuf militants turcs présents sur un des bateaux de la flottille pour la Bande de Gaza la semaine dernière.
Mais Vladimir Poutine a souligné que « la question initiale est que Israël pourrait ne pas avoir tant besoin de ce gaz », assurant que cela n’avait rien à voir avec « le tragique incident ».

AP