Près de 600 personnes ont péri lors de violences à caractère tribal ou du fait de la rébellion dans le Darfour en mai, le mois le plus violent depuis plus de deux ans, ont annoncé lundi les Nations unies.
« On a dénombré 491 décès confirmés et 108 autres qui ne l’ont pas été », a précisé un membre de la force mixte de paix Nations unies-Union africaine, pour qui il s’agit du plus lourd bilan depuis la création de la Minuad en janvier 2008.
Le Darfour, un territoire semi-désertique d’une superficie presque égale à la France, est située à l’ouest du Soudan et partage une frontière très poreuse avec l’est du Tchad.
Abritant six millions d’habitants, il est le théâtre d’un conflit à caractère ethnique et politique depuis sept ans et d’exactions à grande échelle visant principalement les populations civiles.

Reuters