La sélection nationale algérienne aura un seul objectif mercredi après-midi à Pretoria face aux Etats-Unis. Vaincre pour espérer se qualifier au second tour de la coupe du Monde de football et offrir ainsi au peuple algérien de grands moments de joie et d’allégresse comme seuls les Algériens peuvent le faire. A moins de 24 heures de cette « finale », les Verts sont plus que jamais déterminés à faire de cet important virage, un grand saut dans l’histoire du football national qui a repris beaucoup de couleurs ces deux dernières années après une léthargie de plus de 20 ans. Les coéquipiers du capitaine Antar Yahia annoncent tous la couleur.

« Nous allons mourir sur le terrain s’il le faut pour gagner ce match et nous sommes décidés à le faire ». C’est dire la volonté qui anime les hommes de Rabah Saâdane et l’état d’esprit dans lequel ils vont aborder cet important match déterminant pour le reste de l’aventure que vit l’ensemble des Algériens.
90 minutes de ténacité, de labeur et de souffrance pour un bonheur immortel. C’est le leitmotiv de l’ensemble du groupe qui baigne dans une ambiance extraordinaire et qui se trouve une nouvelle fois dos au mur comme il a habitué ses millions de supporters lorsque les circonstances l’imposent.

Après un match héroïque contre l’Angleterre, où les Verts avec un « petit plus » offensif auraient dompté définitivement les « Three Lions », ils s’apprêtent mercredi à Pretoria à en faire de même avec les Américains, eux aussi contraints au succès, faute de quoi ils rentreront à la maison.

Dans ce match capital, les deux équipes se donneront à n’en point douter à fond. Mais comme l’a rappelé l’attaquant Rafik Djebbour, « avec la philosophie propre à l’Algérien et le coeur qu’il y met, il est difficile de lui barrer le chemin ».

Un chemin qui sera sans doute parsemé d’embûches au vu de ce qu’a montré l’équipe de la bannière étoilée face à l’Angleterre mais surtout face à la Slovénie où elle est arrivée à niveler la marque après avoir été menée par 2-0. Une formation américaine tenace « qui ne lâche rien » et qui est bien huilée dans ses automatismes.

Seul bémol pour les Algériens : la défense de la formation de Bradley qui montre des signes de fébrilité évidents qui pourraient être exploités par les joueurs algériens et cette tendance à encaisser des buts tout en réussissant toutefois à en marquer autant.

Les coéquipiers de Karim Ziani ont suffisamment étudié les points forts et les points faibles de cet adversaire « respectable certes, mais vulnérable ».

« Nous avons notre idée sur l’équipe américaine qui constitue un bloc très compact et qui renferme quelques bonnes individualités. Mais nous avons notre propre idée également sur comment s’y prendre pour les battre », estiment plusieurs joueurs clés de l’équipe algérienne à l’image de Karim Ziani ou Hassen Yebda qui se déclarent « conscients » de l’importance du match et ce qu’il faut faire pour le remporter.

« A l’attaque tous »

Mais pour gagner, il faut marquer et cela semble devenu le talon d’Achille de la formation de Rabah Saâdane qui arrive difficilement à concrétiser ses multiples actions offensives, faute de finisseurs. Les attaquants algériens, Djebbour, Matmour ou encore moins Ghezzal et Saïfi, éprouvent beaucoup de difficultés à trouver la faille.

A titre illustratif, lors de ses sept derniers matches, ils n’ont inscrit qu’un tout petit but, en match amical contre les Emirats arabes unis le 5 juin dernier à Nuremberg. Insignifiant et trop peu pour aspirer faire longue route dans ce Mondial où les attaquants crachent le feu à l’image des Portugais, des Argentins, des Allemands ou des Brésiliens.

Face à ce dilemme gagner et poursuivre sa route dans le Mondial ou quitter les lieux dès le lendemain du match, l’entraîneur national Rabah Saâdane n’a pas d’autre choix que de se débarrasser de sa prudence légendaire et d’opter pour un schéma tactique plus agressif, porté vers l’offensive, sans pour autant oublier de garder un £il ouvert sur la défense où les Halliche, Bougherra, Antar Yahia et Nadir Belhadj assument jusque-là convenablement leur rôle.

« Nous devons jouer plus devant. Nous n’avons pas d’autre choix », souhaite Rafik Djebbour qui pourrait suppléer mercredi son coéquipier Riad Boudebouz à la pointe de l’attaque. L’attaquant de l’AEK Athènes sera épaulé par Karim Matmour plus à l’aise sur son couloir droit que comme attaquant axial, sans qu’il ait pour autant démérité face aux rugueux défenseurs anglais.

« A l’attaque toute. Nous n’avons rien à perdre. Nous allons jouer pour gagner car tout autre résultat nous éliminerait. Alors jouons notre chance à fond pour ne pas le regretter ensuite », affirme le milieu de terrain Adlène Guedioura pour résumer la situation dans laquelle se trouve l’équipe nationale à moins de 24 heures de cette cruciale rencontre.

APS