Le nombre de donneurs permanents de sang est en « nette progression » en Algérie par rapport aux années passées, a indiqué, mardi à Alger, Kaddour Gherbi, secrétaire général de la Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS). « On n’est pas loin de la norme mondiale de don de sang par habitant », a précisé M. Gherbi lors une conférence de presse organisée à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du donneur de sang coïncidant avec le 14 juin. Pour sa part, Kamel Kezzal, directeur de l’Agence nationale du sang, a estimé que l’Algérie est « dans les normes » en ce qui concerne le nombre de dons par 1.000 habitants. Selon les dernières statistiques datant de 2009, la moyenne de dons par année en Algérie est de 11.5 par 1.000 habitants.
Le même responsable a indiqué que la norme d’un pays en développement est de 10 dons par 1.000 habitants. Il a relevé, toutefois, l’existence d’une hétérogénie de taux de don de sans d’une région à une autre. « Tandis que certaines wilayas dépassent largement la moyenne, telle que Constantine avec 32 dons par 1.000 habitants, Annaba avec 28, Alger avec 25, Oran avec 20, d’autre souffrent d’une carence prononcé », ont souligné les conférenciers. A ce propos, M. Kezzal a insisté sur la nécessité de mettre en place un système de connexion inter-wilayale pour permettre une certaine complémentarité entre les régions qui connaissent des taux élevés en dons de sang et celle qui souffrent de carences. Il a par ailleurs rappelé que 12 nouveaux centres, dont 3 déjà réceptionnés, de transfusion sanguine renforceront la corporation d’ici à la fin de l’année 2011.

APS