Décédé vendredi dernier parmi les siens, le docteur Mustapha Bouteflika, frère du président de la République, a été enterré, hier après la prière du Dohr, au cimetière de Ben Aknoun dans l’intimité familiale.

Tout comme celles de sa mère, partie une année auparavant, les obsèques de Mustapha Bouteflika, 56 ans, se sont déroulées dans une pudeur totale : ni cérémonie officielle ni protocole. En dehors du dispositif sécuritaire, nécessaire en vue de la présence du chef de l’Etat et des personnalités de tous bords, rien ne présageait qu’il s’agissait de l’enterrement du frère du Président.

Ce dernier a, semble-t-il, souhaité un enterrement sobre. Bien que la présence de personnalités ait été à la hauteur de la place qu’occupait le défunt.

On note à cet effet la présence de presque la totalité des membres du gouvernement ainsi que des hauts responsables civils et militaires. D’innombrables citoyens, particulièrement les jeunes de son quartier d’El Biar, ainsi que les médecins, membres du corps médical et simples travailleurs ayant connu le docteur Mustapha, qui a longtemps exercé non seulement comme médecin ORL mais aussi comme membre actif au sein du mouvement associatif avant de rejoindre son frère à la présidence de la République, où, malgré ses charges, ne délaissera cependant pas le terrain associatif.

Nombreux aussi étaient les citoyens du pays profond qui se sont déplacés à la maison familiale dans le quartier Bachir El Ibrahimi pour témoigner leur compassion à la famille

du défunt qu’ils ont ensuite accompagné à la mosquée et au cimetière. Tous ont exprimé leur hommage à l’homme qu’était Mustapha Bouteflika.

Une délégation tunisienne, composée du président du Parlement et du ministre des Affaires religieuses était également présente. Une autre délégation a été également envoyée par le roi du Maroc. Signe de compassion des deux gouvernements voisins envers le chef de l’Etat, visiblement affecté par cette nouvelle douleur qui a touché sa famille, une année après le décès de sa mère.

Bien qu’au chevet de son frère malade particulièrement ces dernières semaines, le président Bouteflika n’avait pas pour autant annulé son programme d’activités tant internes qu’internationales.

Il a ainsi participé au sommet de Toronto, présidé une sortie de promotion à l’Ecole interarmes de Cherchell et d’autres rendez-vous les jours à venir.Plusieurs personnalités nationales ont envoyé des messages de condoléances au président de la République dont le roi du Maroc Mohamed VI, le président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, le guide libyen Mouamar El Kadhafi et le président français Nicolas Sarkozy.

Par Ali Boukhlef
La Tribune