Ainsi, on a enfin eu droit à un DGSN, un poste resté vacant pendant plusieurs mois faute de consensus inter-claniques. M. Hamel, qui a bénéficié, des semaines durant, d’une campagne de pub et de propagande en bonne et due forme, prend en main un corps malade qui fait face à une recrudescence alarmante des attaques terroristes à travers le territoire national.

Saâdane a aussi été confirmé dans son poste de sélectionneur national. Raouraoua n’aurait pas trouvé mieux pour oxyder encore plus les Algériens sidérés par le «tous à la défense» de notre cher «Cheikh», tout comme Bouteflika n’a pas trouvé mieux pour irriter les Policiers algériens qu’en nommant un gendarme, éternel rival, à leur tête.

Le 5 Juillet a été fêté. Il l’a été d’ailleurs officiellement et globalement sous le haut patronage de «son excellence» le président de la République et ce, sur instruction du ministère des Moudjahidines (les faux bien sûr).

Le RCD aura beau à dénoncer une «confiscation» par le pouvoir en place de l’Histoire et des symboles de la Nation, c’est peine perdue. Les festivités se sont limitées à du simple folklore, dans la pure tradition des États moyenâgeux.

Quelques jours après, le ministère du Commerce a organisé une table-ronde pour traiter du développement des exportations hors hydrocarbures. Au menu : les boissons gazeuses «made in Algérie». Et ce n’était pas du Hamoud. Quel rapport avec le DGSN ? Aucun. Sauf que ce cheminement improbable témoigne de la situation actuelle du pays, passant du coq à l’âne, de Bouteflika à Abdelkader Taxi et des moutons soudanais aux dinosaures californiens.

Notre pauvre Algérie s’enfonce chaque jour un peu plus dans un non sens inextirpable qui nous offre un panorama de ce qui se passe actuellement dans la tête de nos dirigeants. Des têtes déstructurées, dépassées et qui ne songent actuellement qu’à prolonger le plus longtemps possible un cauchemar national promu en destin collectif.

Ali B.