La télévision officielle égyptienne a annoncé lundi 31 janvier la formation d’un nouveau gouvernement en Egypte, citant un décret du président Hosni Moubarak.
Le ministre de l’Intérieur égyptien, Habib el-Adli, a été remplacé par le général Mahmoud Wagdi, qui a dirigé les services d’enquête criminelle du Caire.
Autre changement, le gouvernement ne comprend aucune personnalité du milieu des affaires, considéré comme proche du fils du président Hosni Moubarak, Gamal. Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit est reconduit, de même que celui de la Défense, le général Mohamed Hussein Tantaoui.

Samedi dernier, le président Hosni Moubarak a désigné un nouveau Premier ministre en la personne d’Ahmed Chafik, ministre sortant de l’Aviation civile et ancien commandant de l’armée de l’air. Dans le même temps, Hosni Moubarak a pourvu le poste de vice-président, vacant depuis 30 ans, en nommant Omar Souleïmane, chef des services de renseignement.

« Il faut répondre de manière urgente »

Par ailleurs, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a appelé le régime du président Hosni Moubarak en Egypte à engager « immédiatement » un dialogue avec l’opposition pour permettre de vraies réformes et répondre aux attentes de la rue.

Les autorités doivent débuter « un dialogue sérieux avec les partis d’opposition et cela doit se passer immédiatement », a-t-elle déclaré à la presse en arrivant à une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles. « Il faut répondre de manière urgente » aux aspirations des manifestants à plus de démocratie « avec des initiatives concrètes et réelles », a-t-elle ajouté. Catherine Ashton a aussi appelé les forces de police égyptiennes « à faire preuve de retenue » face aux protestataires et demandé une nouvelle fois la libération « de tous les manifestants pacifiques ».

(Nouvelobs.com avec agences)