Qu’est-ce qui a pu précipiter la chute de l’ex-Président tunisien Ben Ali ? A elle seule, la pression populaire n’a pu suffire à déstabiliser un système ancré depuis plus de 20 ans. Durant ses dernières heures aux commandes de la Tunisie, Ben Ali a subi un double lâchage qui l’aurait convaincu de fuir son pays.

L’un venant de son propre camp, le RCD au pouvoir, et l’autre des Américains. Selon des informations exclusives obtenues par «Algérie-Focus.Com», l’ex-Président Ben Ali a tenté, juste après son fameux discours du 13 janvier de nommer Abdelwahab Abdallah, son conseiller, comme ambassadeur de la Tunisie à Berne. Cette démarche complètement intempestive au vu du contexte de l’époque a été interprétée par les membres du RCD comme une manœuvre visant à accélérer le transfert de fonds publics tunisiens vers des banques suisses, rajoutent nos sources.

L’autre raison est que Ben Ali avait échoué à remplacer le Général Rachid Ammar à la tête de l’Armée par son proche Ahmed Chebir. Le Général Ammar a, en effet, bénéficié du soutien des Américains d’autant plus que les militaires n’avaient pas pris part aux crimes commis contre les Tunisiens pendant la Révolution du Jasmin.

Nos sources rajoutent même que c’est le Général Ammar qui aurait transmis un message des Américains à Ben Ali, lui signifiant qu’il était temps pour lui de partir.

Peu avant sa chute, Ben Ali a bénéficié, selon nos sources, d’un appui militaire de la part du leader libyen El Kadhafi. Ce dernier aurait, en effet, envoyé des troupes encadrer la Garde présidentielle de Ben Ali. Certains d’entre eux auraient été tués par la Police tunisienne tandis que d’autres ont été interpellés.

Nina A.