La réglementation en matière de sûreté radiologique et de sécurité nucléaire est « respectée » en Algérie grâce à un travail de sensibilisation t de formation continue, a-t-on appris lundi auprès du Commissariat à l’énergie atomique (COMENA). « Les lois sont respectées dans la plupart des cas et il n’y a pas d’incidents graves signalés en la matière, sauf des cas rares de négligence », à indiqué le secrétaire général du COMENA, Nasserdine Djeghri, dans un entretien à l’APS. En Algérie et à l’instar d’autres pays, plusieurs entreprises recourent à des équipements utilisant des sources radioactives dans divers métiers, à l’exemple de la matière servant à la soudure des pipe-lines ou le calcul de la densité des sols (densimètres).
Dans le cadre de ses activités, une journée d’information sur le contrôle non destructif (CND) et le gammadensimère a été organisée récemment à Alger par le COMENA. Cette rencontre a vu la participation d’experts en la matière et de plus d’une centaine de responsables et décideurs d’entreprises industrielles utilisant des sources radioactives. Selon M. Djeghri, grâce à ces rencontres régulières, le COMENA mène un travail de sensibilisation et de formation auprès des utilisateurs d’équipements dotés de sources radioactives, veillant ainsi à l’application de la réglementation en vigueur.

En ce sens, le COMENA délivre des autorisations d’importation et d’utilisation de ces équipements, lesquels doivent être transportés dans des véhicules spécialement équipés avec une escorte et stockés dans des endroits spécifiques et sécurisés. M. Djeghri a cité un cas de négligence dans une wilaya de l’est du pays où un entrepreneur a transporté un densimètre dans la malle de son véhicule au lieu d’utiliser un véhicule permettant de se protéger des rayons radioactifs

et conduit par un radioprotectionniste. « En Algérie, il y a de plus en plus de sociétés relevant des secteurs public et privé mais aussi des sociétés étrangères recourant à l’usage de matériels fonctionnant avec des sources radioactives », a-t-il dit. « Le COMENA veille à ce que les normes d’utilisation soient respectées »,

a expliqué M. Djeghri, soulignant que son institution, en relation avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dispose d’un fichier où toutes les

sources sont répertoriées et mises à jour. L’Algérie a ratifié la Convention sur la protection physique du matériel nucléaire (CPPNM) en 2007, la Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire (2003) et a adhéré au Code de conduite sur la sûreté et la sécurité des sources radioactives (2004).

APS