Les participants à l’atelier sur la protection générale et la santé organisé en marge de la conférence nationale sur la santé, vendredi à Alger, ont souligné la nécessité de mettre en place une stratégie nationale de prévention contre toutes les maladies auxquelles fait face la société.

Les experts ont estimé, lors de leurs interventions, que la mise en place d’une stratégie nationale de prévention « ne contribue pas seulement à la prise en charge des différentes maladies qui touchent le citoyen algérien, mais cela permettra, également, d’alléger les frais et les dépenses du Trésor public ».

De nombreux intervenants ont appelé à « associer le secteur privé à cette opération ainsi que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNAS) qui doit rembourser les frais d’analyses et de consultations relatives au dépistage précoce des maladies avec un taux de 100% ».

Les participants ont, en outre, mis l’accent sur l’importance de la « décentralisation » dans la prise en charge de certaines maladies afin de garantir une prévention globale de tous les citoyens et de déterminer les responsabilités des autres secteurs qui participent à cette opération de prévention à l’instar des Collectivités locales et du ministère de l’Hydraulique.

Un professeur de l’Institut national de santé publique (INSP) a suggéré de  » définir la situation épidémique et démographique du pays avant la mise ne place de la stratégie préventive afin que les résultats de celle-ci soient plus efficients et contribuent à réduire les taux de maladies chroniques et alléger ainsi les dépenses et les charges sociales ».

L’intervenante a mis en exergue la nécessité de prendre des « mesures qualitatives » et de déterminer « les besoins de l’Algérie en nouveaux vaccins afin de les inclure dans le budget national ».

Elle a, par ailleurs, souligné l' »absence de laboratoires développés » qui puissent prendre en charge les maladies contagieuses notamment celles transmissibles par l’eau.

D’autre part, les participants ont estimé « nécessaire » la formation des médecins généralistes, très présents sur tout le territoire national, en matière de prévention en mettant à leur disposition les moyens nécessaires relatifs à la prévention de base.

Certaines interventions ont mis l’accent sur l’importance d’accorder un intérêt particulier aux facteurs à risques des maladies chroniques, notamment

après l’allongement de l’espérance de vie des algériens constaté lors des dernières années passant à 74 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes.

S’agissant des maladies chroniques graves qui peuvent être prévenues, les experts citent comme exemples le cancer du sein, le diabète et l’hypertension artérielle.

APS