Des centaines d’étudiants se sont rassemblés mercredi matin devant le siège du ministère de l’enseignement supérieur à Alger, situé à Ben Aknoun. A partir de 9 h du matin, les étudiants de l’Ecole Supérieur d’Informatique (ESI), de l’Ecole nationale supérieure des Travaux Publics, de l’EPAU et de l’école nationale d’Agronomie (ENA) se sont retrouvés devant les portes du département de Rachid Harraoubia pour exiger l’annulation du décret présidentiel qui rend équivalent le diplôme d’ingéniorat d’état et le master professionnel.

« Nous sommes venus pour se rassembler pacifiquement. Nous ne sommes pas des voyous. Nous sommes des étudiants qui veulent préserver leur avenir. Nous ne pouvons accepter le diktat des autorités. Nous réclamons tout simplement l’abrogation de ce décret présidentiel qui dévalorise notre formation », ont confié à elwatan.com plusieurs délégués des étudiants de ces grandes écoles.

Il est à signaler que jusqu’à l’heure ce rassemblement, qui a drainé selon les délégués d’étudiants plus de 500 manifestants, se déroule dans le clame. Aucun dérapge n’a été constaté sur place et les forces de l’ordre présents aux alentours du ministère de l’Enseignement Supérieur n’ont pas fait usage de la force pour disperser les étudiants protestataires.

« Nous avons élu un comité d’organisation composé d’une vingtaine de délégués pour veiller au bon déroulement de ce rassemblement. Il s’agit d’une action de protestation pacifique. Nous n’avons coupé ni la route ni brûlé des pneus. Nous voulons seulement que le ministère accueille nos représentants et prenne en charge nos revendications », explique Karima, une déléguée d’étudiants à l’ESI.

Notre interlocutrice a assuré, par ailleurs, que l’ensemble des étudiants des grandes écoles sont déterminés à mener leur combat jusqu’au bout si le département de Harraoubia s’entête à refuser de donner suite à leurs revendications. « Si aujourd’hui, ils refusent de nous accueillir, nous resterons campés devant les portes du ministère toute la journée. Et nous reconduirons chaque jour notre mouvement de protestation jusqu’à ce que nous obtenions gain de cause », proclame-t-elle.

El Watan