La marche du peuple n’a pas eu lieu. Selon la CNCD, 5.000 manifestants étaient présents à la Place du 1er Mai ce samedi 12 février, soit bien moins que toutes les estimations gonflées des médias nationaux et étrangers. Les Forces de l’ordre ont quadrillé les manifestants et ont géré la situation jusqu’à ce que tout le monde rentre chez lui.

Les initiateurs de cette marche ont vite quitté les lieux et l’appel à la dispersion a été lancé dès midi. De sérieuses questions se posent sur l’intérêt et la légitimité d’une telle action qui n’a pas emballé les Algériens. La révolte des Algériens n’a pas eu lieu et certaines régions du pays ne savaient même pas qu’une marche était prévue dans la Capitale.

Pendant que les jeunes, les plus sincères, tentaient de réclamer un changement de gouvernance, les hommes politiques se sont contentés d’assurer le show médiatique en sautant d’un plateau télé à un autre. Ce 12 février 2011 aura au moins eu le mérite de confirmer que si on devait réclamer un changement, il devrait inclure aussi bien le Régime, avec ses composantes civiles et militaires, que toute cette classe politique qui se revendique de l’«opposition».

On vient encore d’assister à une autre vulgaire mise en scène médiatique qui n’a fait que décevoir encore plus les jeunes algériens qui n’arrivent plus à se reconnaître au sein de cette classe politique surannée.

Ali B.