Les autorités algériennes ont empêché mercredi un rassemblement devant l’ambassade d’Egypte en procédant au bouclage de la rue Abdelkader Gadouche, où se trouve l’édifice, par un important dispositif policier, a constaté l’Associated Press.
La vingtaine de manifestants, des représentants de la Coordination nationale pour le changement démocratique (CNCD), qui prépare une grande manifestation pour le 12 février, ont été dispersés par les policiers sans que ces derniers aient fait usage de force.

Ces manifestants, qui entendaient à travers cette action donner le ton dans la perspective de la marche du 12 février, ont pu improviser un petit rassemblement loin du siège de l’ambassade pour exprimer leur solidarité avec le peuple égyptien.

Sur leurs banderoles déployées à la sauvette avant que les manifestants n’aient été rattrapés par les policiers, on pouvait notamment lire: « Pas de répit avant le départ de Moubarak », « Oui à la révolution démocratique dans le monde arabe » et « A qui le tour? »

Ce rassemblement devant l’ambassade d’Egypte a été décidé dans la nuit de mardi au cours d’une réunion de la CNCD. « Nous avons décidé cette action pour exprimer notre solidarité avec le peuple égyptien et féliciter le peuple tunisien, qui sont en train de changer le cours de l’histoire de la nation arabe », a déclaré à l’AP l’avocat Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) et membre actif dans la CNCD.

Interrogé sur la manifestation du 12 février, Me Bouchachi a confirmé l’interdiction notifiée lundi par la préfecture d’Alger, laquelle a proposé aux organisateurs une salle fermée sur les hauteurs de la capitale. « Il n’est pas question de reculer. Nous avons bien l’intention d’organiser cette manifestation. A chacun de prendre ses responsabilités », a lancé Me Bouchachi.

AP