Les Etats-Unis sont « encouragés » par la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sur la levée de l’état d’urgence et l’ouverture des médias publics à l’ensemble des partis, a indiqué jeudi un haut responsable du département d’Etat américain. « Les Etats-Unis sont encouragés par la déclaration du président Bouteflika et ont noté avec satisfaction les récents commentaires du ministre des Affaires étrangères Medelci que l’état d’urgence, mis en place depuis 1992, devrait être levé dans les prochains jours », a souligné ce haut responsable américain dans un entretien à l’APS.
Dans ce sens, poursuit-il, « les Etats-Unis accueillent la levée de l’état d’urgence comme une avancée positive ». Questionné sur les bouleversements politiques en cours dans la région du Moyen-Orient et l’éventualité de leur propagation, le même responsable affirme que la situation dans chaque pays est « unique » et « nous devrions être très prudents de faire des généralisations pour la région, et ce, sur la base des expériences de chaque pays ». « Les peuples du Moyen-Orient, comme partout ailleurs, sont à la recherche d’une occasion pour contribuer et avoir un rôle dans les décisions qui déterminent leur vie. Comme l’avait dit le secrétaire d’Etat (Clinton) à Doha, les dirigeants

doivent répondre à ces aspirations et considérer la société civile comme un partenaire et non pas comme une menace à cet effort », explique-t-il.

S’exprimant sur les réformes politiques et économiques engagées par l’Algérie, au cours de ces dernières années, le représentant du département d’Etat a soutenu que « sous la direction du président Bouteflika, l’Algérie a connu de nombreuses évolutions positives », tout en rappelant que « l’élection présidentielle de 2009 s’était déroulée, généralement, d’une manière pacifique et ordonnée ».

« Nous espérons que le peuple algérien continuera à participer aux efforts de la réconciliation nationale qui ont été entrepris par le président Bouteflika », ajoute-t-il. A propos de l’état des relations entre l’Algérie et les Etats-Unis, le même responsable indique qu’elles « ont toujours été basées sur les intérêts et le respect mutuels », ajoutant que « nos relations bilatérales se sont renforcées et développées ces dernières années dans de nombreux domaines ».

L’Algérie, insiste-t-il, est un « partenaire essentiel » dans la région de l’Afrique du Nord et du Sahel. « Elle est également un important

fournisseur d’énergie et un marché potentiel pour nos produits et services, favorisant un intérêt américain fort et croissant » pour l’Algérie.

En outre, « les liens dans les domaines scientifiques et de l’éducation entre nos deux pays sont de plus en plus croissants et nous travaillons ensemble sur nombre de dossiers allant de la non-prolifération au changement climatique », précise-t-il.

« Nous sommes encouragés par l’expansion des liens économiques entre nos deux pays et par les efforts de l’Algérie à diversifier son économie pour attirer les investissements étrangers et nationaux en dehors du secteur de l’énergie », affirme-t-il.

Sur ce point, il fait savoir que les Etats-Unis « travaillent en collaboration avec le gouvernement algérien afin de contribuer dans la mise en place des conditions attrayantes pour le climat des affaires dans des domaines-clés pour les investisseurs étrangers ».

En effet, explique-t-il, « l’Algérie est doté d’un si grand potentiel et les entreprises américaines pourraient jouer un rôle important dans la réalisation de ces potentialités ». « Nous nous engageons à cultiver d’étroites relations d’affaires et à soutenir l’esprit d’entreprise et nous apprécions grandement que l’Algérie eut accueilli, en décembre dernier, la première conférence d’entreprenariat Etats-Unis/Maghreb ».

« L’Algérie est l’un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis dans la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient », se réjouit ce haut responsable du Département d’Etat.

APS