La coordination nationale pour le changement et la démocratie d’Oran (CNCD) n’a pas tardé à réagir aux dernières annonces faites par le président Bouteflika notamment celle de la levée de l’état d’urgence prochainement, en rendant public un communiqué ce vendredi.

Dans ce document, la CNCD- Oran qui a appelé à un grand rassemblement le 12 Février à 11 h à la place 1er Novembre d’Oran, le faisant coïncider avec la marche d’ Alger, a tenu à répondre quant au contenu de la dépêche de l’ APS informant des intentions du chef de l’ Etat et d’estimer ainsi :« l’état d’urgence est une violation depuis 19 ans des droits de la constitution et des pactes internationaux des droits civils… il a été (l’état d’urgence NDLR) l’argument qui a permis d’utiliser l’appareil judiciaire et l’arsenal répressif pour réduire et étouffer toutes les libertés individuelles et collectives … » et de rappeler à titre d’exemple, le refus du pouvoir d’agréer des partis politique, le refus d’enregistrer les agréments de syndicats et d’associations ,l’interdiction toujours au nom de l’état d’urgence des rencontres portant sur les disparus ou tout simplement une rencontre sur les violences à l’égard des femmes, ect.

Les signataires de la déclaration rappellent encore que cet état d’urgence a été l’excuse qui a « justifié la garde à vue pendant 12 heures de tout citoyens en violation des libertés et des droits de l’homme ainsi que l’interdiction des grèves et des marches dans « toutes les villes d’Algérie ».

Sur ce point précis des interdictions des marches, la CNCD d’Oran entend démystifier de façon forte et de dé-crédibiliser la déclaration du président puisqu’il est dit dans le document que : « le mercredi 02/02/2011 les services de la wilaya d’Oran ont refusé de réceptionner la demande de rassemblement du 12 Février …le summum de l’insolence ayant été atteint quand le fonctionnaire nous déclara que seules les Zaouïas ont le droit de manifester… »

Ainsi et pour toute ces raisons, les animateurs de la CNCD d’Oran maintiennent leur rassemblement pour le 12 Février, convaincus disent-ils dans leur communiqué « que seule la mobilisation est la garantie pour faire aboutir nos revendications…. ». Et non sans omettre de conclure cette déclaration par rapport aux propos de l’ancien ministre de l’intérieur qui « se vantait d’avoir réprimé dans le sang la jeunesse Algérienne en 2001 … combien faut il de Massinissa et Med Bouzidi pour que ce soit banni à jamais ces pyromanes…. »

MOULAY F