La communauté internationale multiplie les recommandations en direction du gouvernement algérien suite à la marche empêchée samedi 12 février à Alger, Oran et Bejaïa où les manifestations ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre déployées en force principalement dans la Capitale.

Les États-Unis, ont été les premiers – par la voix du département d’Etat américain – à appeler dimanche soir les forces de sécurité algériennes à «la retenue». Il y a eu ensuite la France qui a souhaité que les manifestations en Algérie puissent se dérouler “librement et sans violence”, alors qu’une autre marche est annoncée par le CNCD pour le 19 Février.

Toujours en France, c’est l’opposition qui demande à son tour au gouvernement algérien d’écouter les revendications « des mouvements populaires et démocratiques ». En effet, Benoît Hamon, le porte parole du Parti Socialiste français, a déclaré aujourd’hui lors d’un point de presse, que son parti « soutient les manifestants algériens qui descendront dans les rues le 19 février pour réclamer la démocratie et la justice sociale. Et qu’il espère qu’ils ne seront pas réprimés comme ils l’ont été samedi dernier ». Et d’ajouter :  » le gouvernement égyptien pensait être plus malin que le gouvernement tunisien. Moi j’invite le gouvernement algérien de ne pas penser qu’il sera plus malin que les égyptiens et les tunisiens en réprimant par avance les mouvements populaires et démocratiques »

RAF