Michèle Alliot-Marie a présenté sa démission ce dimanche 27 février 2011 dans une lettre remise à François Fillon. C’est Alain Juppé qui lui succèdera. La ministre des Affaires étrangères aura résisté jusqu’au bout à son départ du Quai d’Orsay. Mais ses déclarations hasardeuses et sa défense maladroite après ses vacances en Tunisie en pleine révolution ont eu raison de sa ténacité. Portrait d’une ministre à la longévité exceptionnelle.

Tout au long de sa carrière, « MAM » a imposé l’image d’une femme sérieuse, professionnelle et droite. Le contraste est cruel avec sa sortie brutale du gouvernement, conséquence d’un enchainement de graves maladresses, de mensonges, et d’une crise sans précédent au sein du Quai d’Orsay.

Depuis ses premières fonctions gouvernementales, Michèle Alliot-Marie, a enchaîné les postes prestigieux sans accomplir de grandes réformes, mais en y gagnant le respect de ses pairs.

Jusqu’au bout, la ministre s’est accrochée

Appelée au gouvernement par Jacques Chirac en 1986, elle a été présidente du RPR et a cumulé les ministères régaliens : Défense, Intérieur, Justice, Affaires Etrangères. Jusqu’au bout, la ministre s’est accrochée à ce dernier poste : « Les rumeurs sont les rumeurs. Je suis à fond dans mon travail », déclarait-elle encore ce samedi, avant de détailler son emploi du temps de la semaine à venir.

Comme si, après neuf années passées sans interruption à la tête des plus importants ministères de la République, l’élue du pays Basque ne pouvait croire à son départ. Elle aura passé moins de cent jours à la tête du Quai d’Orsay.

Le président Nicolas Sarkozy s’exprimera ce dimanche 27 février 2011 à 20h00 (heure de Paris) sur la situation internationale et sur le remaniement, lors d’une allocution radiotélévisée. Edition spéciale à suivre sur RFI de 20h00 à 21h00.

RFI