Le conseil de Paris a décidé mardi de donner le nom de Mohammed Bouazizi à un lieu de la capitale pour rendre hommage au jeune Tunisien dont l’immolation est considérée comme l’événement déclencheur de la « révolution du jasmin ».
La proposition émanait des groupes communistes et Europe Ecologie. La décision a été adoptée à l’unanimité, souligne un communiqué de la mairie, qui ne précise pas s’il s’agira d’une rue, d’une place ou d’un autre lieu.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, né en Tunisie, a assuré que cette décision était « déjà appréciée en Tunisie et ressentie comme un vrai moment de fraternité du peuple de Paris pour le peuple tunisien ».

« C’est important pour le peuple tunisien que le conseil de Paris lui exprime aujourd’hui sa solidarité, son amitié, son admiration, mais aussi son soutien », a-t-il ajouté.

Mohammed Bouazizi, jeune diplômé chômeur acculé à jouer les marchands des quatre saisons dans le centre de la Tunisie, s’est immolé le 17 décembre à Sidi Bouzid, 200 km au sud-ouest de Tunis.

Après sa mort, le 4 janvier, le pays s’est enflammé et la révolte populaire a poussé le président Zine ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, à fuir précipitamment le pays, le 14 janvier.

Reuters