Ce dimanche marque une nouvelle journée de mobilisation contre les pouvoirs en place dans plusieurs pays arabes : manifestations pacifiques au Maroc, mais répression accrue au Libye où le nombre des victimes dépasse les deux cents. Selon une dépêche de l’agence Reuters, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce dimanche à Benghazi, pour porter en terre les manifestants tués la veille par les forces de sécurité.
« Des comptes-rendus contradictoires de la situation ont été donnés par des témoins, mais il semble que les rues de Benghazi soient sous le contrôle des manifestants et que les forces de sécurité se soient retranchées dans un complexe appelé le Centre de commandement, d’où elles ont tiré sur la foule. »

Des mercenaires étrangers impliqués dans la répression

Selon Associated Press, les forces de sécurité libyennes ont effectivement ouvert le feu sur les participants à la cérémonie. Une personne a été tuée et 14 blessées. Selon une source citée par le Guardian, des mercenaires étrangers, du Tchad et du Soudan, sont impliqués dans la répression.

Une cinquantaine de dirigeants musulmans ont appelé à la « fin du massacre » à Benghazi, où des dizaines de manifestants ont été tués.

Les informations filtrent avec difficulté, les journalistes ne pouvant travailler librement. Elles proviennent essentiellement d’entretiens téléphoniques, comme ce témoignage d’un étudiant de 19 ans, publié par Rue89 et recueilli par notre partenaire suisse La Liberté, avant qu’il ne soit grièvement blessé par un tir des forces de sécurité.

Rue89