Quelque 230 médicaments, dont 170 nécessaires aux malades chroniques, « demeurent introuvables » dans certaines officines du pays, ont affirmé, jeudi à Alger, des syndicats et associations activant dans le secteur. « Il y a une pénurie dans l’approvisionnement des officines en médicaments dont certains de première nécessité », a indiqué le représentant du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (SNAPO), Dr Fayçal Abed, en marge de la 1ère Conférence nationale sur la politique de santé. Il a expliqué aussi cette rupture de médicaments par une mauvaise gestion dans la distribution. « L’acheminement des médicaments ne se fait pas dans certaines officines dans des régions éloignées du pays », a-t-il dit, rappelant l’existence de près de 9000 officines et 536 distributeurs.
De son côté, le président de l’association « SOS hépatite », Abdelhamid Bouallegue, a qualifié cette rupture de médicaments d' »inexplicable », ajoutant que ces médicaments sont destinés, notamment, aux cancéreux et les hépatiques. Il a appelé, à cet effet, à prendre des mesures « urgentes » afin de régler cette situation.

S’agissant des produits pharmaceutiques périmés, M. Abed a indiqué que les officines « en sont pleines » et c’est devenu un « véritable danger » pour la population. Le SNAPO, a-t-il dit, a soulevé ce problème aux autorités compétentes, dont la wilaya qui, selon lui, « refuse d’incinérer ces produits dans les incinérateurs des hôpitaux ».

APS