Début 2011, le ministre de l’Industrie, des PME et de la Promotion des investissements, Mohamed Benmeradi, créé la sensation en dévoilant des négociation en cours avec le constructeur automobile allemand Volkswagen en vue d’une possible implantation. «Aujourd’hui, Volkswagen insiste beaucoup pour venir. Nous avons eu des échanges assez intéressants avec ce groupe», avait-t-il déclaré en précisant que «Volkswagen propose de considérer l’Algérie comme son point d’appui pour le marché africain».

Cette annonce avait pris de court tous les observateurs puisque tout le monde était orienté vers le cas Renault qui venait et revenait avec des propositions des mois durant. «Les Allemands et les Français souhaitent agir rapidement. Il nous faut du temps pour examiner tous les détails», avait dit le ministre de l’Industrie. Si pour le cas de Renault, on connaît les dessous des négociations et les deals politiques mis sur la table des négociations (avantages économiques accordés aux Français et transfert de savoir-faire garanti aux Algériens), le cas Volkswagen est resté un mystère.

Selon des informations obtenues par «Algérie-Focus.Com» auprès de source diplomatique, l’implantation du constructeur allemand en Algérie a été décidée lors de la visite du Président Bouteflika à Berlin en novembre dernier. «En plus du lancement du projet Desertec, l’Algérie a pu négocier l’implantation de Volkswagen. Les discussions ont eu lieu entre le Président algérien et la Chancelière allemande», nous dira notre source.

Et d’ajouter : «Berlin a promis aux Algériens d’user de tous son poids pour convaincre les responsables de Volkswagen pour lancer une importante Unité de production en Algérie, en contrepartie, le Président Bouteflika a attribué, de gré-à-gré, un important marché d’armement au constructeur allemand TKMS». Selon nos informations, l’Algérie a en effet acheté de gré-à-gré deux Frégates de type MEKO commandées au constructeur allemand TKMS.

«L’Algérie a ainsi favorisé les Allemands pour l’achat de Frégates en contrepartie d’une implantations d’usine automobile Volkswagen. Cet accord n’a pas manqué d’irrité Paris qui voulait se positionner sur ce fameux marché de Frégates», conclut notre source.