Lundi, au cinquième jour de la révolte, des manifestants anti-gouvernementaux se sont rassemblés dans les rues de la capitale et pillent des bâtiments, des chefs de tribu rejoignent la contestation et une unité de l’armée a rallié les rangs de l’opposition à Benghazi, dans l’Est du pays. On dénombre au moins 332 mort,selon Human Rights Watch. 61 à Tripoli dans la nuit et la matinée, de source non confirmée. Dans la nuit, Seif el-Islam, un des fils du colonel Kadahafi dont on ne sait où il se trouve a prononcé à la télévision un discours apocalytique et menaçant. Selon une source citée par le Guardian, des mercenaires étrangers, du Tchad et du Soudan, sont impliqués dans la répression. La chaîne Al-Jazeera a diffusé des images qu’elle n’a pas pu authentifier, montrant un cadavre d’un homme en uniforme, présenté comme un « mercenaire » africain tué dans les affrontements. Une cinquantaine de dirigeants musulmans ont appelé à la « fin du massacre ».

Les informations filtrent avec difficulté, les journalistes ne pouvant travailler librement. Elles proviennent essentiellement d’entretiens téléphoniques, comme ce témoignage d’un étudiant de 19 ans, publié par Rue89 et recueilli par notre partenaire suisse La Liberté, avant qu’il ne soit grièvement blessé par un tir des forces de sécurité.

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