Une plateforme d’action visant à améliorer la communication institutionnelle est en cours d’élaboration, a indiqué, dimanche à Alger, le ministre de la Communication, Nacer Mehal. « Nous sommes pratiquement à la fin de l’élaboration d’une plateforme d’actions pour améliorer la communication institutionnelle », a précisé M. Mehal qui était l’invité de la rédaction de la chaîne III de la Radio algérienne. Il s’agit d' »organiser la communication institutionnelle et de réfléchir aux instruments qui permettent d’améliorer les relations entre l’Etat et les citoyens », a-t-il dit. Le ministre a relevé que la communication institutionnelle était « absolument inexistante, absente ou, en tout cas, très peu performante, voire pas du tout adaptée au contexte ».

« Par conséquent, a-t-il ajouté, il fallait procéder à des améliorations et je pense que, dans le contexte actuel, la communication est devenue une chose tout à fait primordiale et quotidienne ».
M. Mehal a expliqué que ce dossier concerne la manière de communiquer et chaque secteur, dans son domaine d’activité, devrait présenter des propositions. Il s’agit aussi de voir quels sont les canaux de communication à utiliser, y compris les réseaux sociaux, a-t-il dit.

Il a énuméré à ce propos plusieurs formes de communication, notamment la relation de l’administration avec le citoyen, la communication intra-gouvernementale et la relation de l’administration publique avec l’ensemble des médias. Pour ce dernier palier, il a indiqué que chaque département ministériel a le devoir d’ouvrir ses portes aux journalistes, relevant l’existence de « blocages » en la matière qu’il qualifie de « tout à fait anormal ».

Par ailleurs, le ministre a annoncé qu’il y a déjà une mouture du code de l’information qui sera soumise à discussion avec l’ensemble des acteurs du secteur au deuxième trimestre 2011. « Nous allons soumettre cette mouture probablement au deuxième trimestre 2011 pour obtenir le maximum de consensus autour du texte avant de la présenter au gouvernement et plus tard aux institutions législatives », a-t-il précisé. « Personne » ne sera exclu des discussions, a-t-il assuré. Il a expliqué que ce code visera notamment à « renforcer la liberté d’expression et à la baliser afin qu’il n’y ait pas de dérives déontologiques ».

Interrogé sur la dépénalisation des délits de presse, il a déclaré que cette question « est en discussion actuellement », rappelant que la dépénalisation relève des compétences du ministre de la Justice et que la décision finale appartient au chef de l’Etat.

S’agissant de la nouvelle loi sur l’information et la publicité, il a expliqué que l’Etat « ne va pas monopoliser » le secteur de la publicité mais qu’il va « le contrôler et le réguler ».

APS