La coopération militaire algéro-américaine s’est renforcée d’avantage, début mars, par la création d’une nouvelle structure conjointe créée par l’ambassadeur US à Alger, Daniel Benjamin, et le conseiller auprès du Président Bouteflika chargé des questions liées au terrorisme Kamel Rezag Bara, a appris «Algérie-Focus.Com» de sources fiables.

Il s’agit de ce qui est désormais appelé l’«algerian-american bilateral contact group for cooperation on conterterrorism», qui, comme son nom l’indique, est un groupe de contact mixte. Ses missions : Suivre à la trace le mouvement des mercenaires maliens, Touaregs notamment, engagés par El Kadhafi dans sa répression de la révolte populaire en Libye.

L’Algérie et les Etats-Unis s’inquiètent en effet du surarmement que provoque la stratégie d’El Kadhafi dans la Région du Sahel. Alger et Washington craignent une vraie déstabilisation de la Région, notamment après le règlement de la question libyenne et se posent des questions sur l’avenir des mercenaires maliens qui rentreront chez eux munis de toutes sortes d’armes à feu. Pour sa part, l’Algérie craint surtout que ces éléments aillent renforcer les rangs d’AQMI ou ravir la flamme de la rébellion Touareg dans la Région.

Le Groupe créé conjointement par les Américains et les Algériens aura pour but de suivre l’évolution de la situation et de guetter les mouvements des mercenaires issus de la région malienne.

Yasmina B.

Kamel Rezag Bara