Le défunt écrivain et journaliste Hamid Skif, décédé samedi dernier à Hambourg (Allemagne) des suites d’une longue maladie, a été accompagné jeudi après-midi à sa dernière demeure au cimetière d’Aïn El Beïda, dans sa ville natale Oran.

La cérémonie d’inhumation s’est déroulée dans une ambiance empreinte de piété et d’émotion, en présence des membres de sa famille et de ses anciens collègues et amis.

La dépouille mortelle de Hamid Skif est arrivée d’Allemagne mercredi soir à l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger, où l’attendaient des membres de sa famille, de nombreux collègues journalistes et amis pour lui rendre un dernier hommage.
Né le 21 mars 1951 à Oran, Hamid Skif, de son vrai nom Mohamed Benmebkhout avait plusieurs cordes à son arc. Il était à la fois poète, nouvelliste, romancier et journaliste et a vécu à la fois à Oran, Alger, Ouargla et Tipasa avant de s’exiler au début des années 1990 en Allemagne, où il s’installera définitivement à Hambourg.

Le défunt débutera sa carrière à l’hebdomadaire « Révolution africaine », avant de rejoindre la glorieuse équipe de « La République », quotidien édité à Oran qu’il quittera pour aller travailler à l’Office national du cinéma (ONCIC) avant de rejoindre l’agence de presse nationale d’information APS.

Au sein de l’Agence, il est affecté au bureau APS de Ouargla, avant de devenir responsable de son bureau à Oran puis celui de Tipasa.

Hamid Skif est l’auteur de trois recueils de poèmes « Poèmes d’El Asnam et d’autres lieux » (1986), « Poèmes de l’Adieu » (1997), « Les Exilés du matin » (2006).

Il a également signé plusieurs recueils de nouvelles ainsi qu’un roman « La Géographie du danger », consacré au phénomène des harraga. Le roman, paru en 2006, a remporté, la même année, le prix de l’Association des écrivains de langue française.

APS