La marche de ce samedi 5 Mars qui devait se tenir à Oran à l’appel de la CNCD–Oran, n’a pu avoir lieu en raison de la forte présence policière qui était positionnée tout autour de la place du 1er Novembre et cela plusieurs heures avant le départ de la marche.

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Ainsi avant même le regroupement des militants et des citoyens d’Oran, les policiers ont systématiquement arrêté les animateurs de la CNCD-Oran, et tous ceux qui venaient en réponse à leur appel à manifester pacifiquement. Plus grave, parmi ces centaines d’arrestations l’on nous signale également l’arrestation d’une dizaine de journalistes qui ont été embarqués manu militari dans des fourgons de polices. Ces derniers qui se trouvaient à la place 1er Novembre pour couvrir la marche de la CNCD–Oran, ont eu beau montrer leurs cartes professionnelles et expliquer qu’ils effectuaient leur travail de journalistes, rien n’y fait.

Ces journalistes ont tenu à dénoncer dans un communiqué ces arrestations arbitraires et attirer l’attention de l’opinion publique sur “un journaliste connu pour ses accointances avec les services du DRS », ayant joué le rôle d’indicateur.

Les journalistes ont dénoncé également une stratégie bien élaborée par le pouvoir dont l’objectif était tout faire pour empêcher cette marche pacifique, montrant ainsi que dans la réalité il n’y a pas de levée de l’état d’urgence et que la presse est toujours soumise au diktat du pouvoir qui voit dans les journalistes autonomes des témoins gênants.

Fayçal M