Gaâda Diwane Béchar au Théâtre 13. Pèlerins du désert à «l’oasis Parisienne » (+photos)

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Le Théâtre 13 se rappellera pour longtemps de ce souffle doux du désert qui a égayé cette soirée du 12 avril où s’est illustré le groupe Gaâda Diwane Béchar.
Le festival « Blues au 13 » n’a sans doute pas perdu se son inspiration en permettant au groupe Gaâda Diwane Béchar d’assurer cette ouverture par ce son « venu d’ailleurs » poussant les frontière des hommes.
Le public venu nombreux s’est littéralement laissé envoûter par cette musique qui invite à l’extase et à l’élévation. Que seule l’immensité du désert nous en inspire.
Les « you you » qui ont accueilli les artistes à leur entrée sur scènes viennent sceller cette communion qui va durer toute la soirée. Abdelatif Laoufi n’est pas le moins ému !
Aux premières notes, la magie s’opéra. L’intonation de la voix perçante, dès la première chanson, mit le public debout qui reprenait en chœur les paroles. Entre la danse et le chant, le public se perdait dans le temps et l’espace.
Il y avait au Théâtre 13 un rendez-vous avec le mystique. Une quête de l’atteinte impossible de l’infini et de la spiritualité.
Aux verbes ciselés, âme de poèmes, cris des entrailles des dunes, les mots n’avaient de secret pour le public.
Les corps se donnaient à la danse pendant que la transe donnait la réplique au silence du… désert ! Chants des Gnaouas et Diwane !

Le temps s’engrène au rythme des sons des instruments qui donnaient écho aux sens en éveil et au public émerveillé L’émotion était à son comble. Le temps paraît suspendu au Théâtre 13. Les coups de minuit ne sonnaient pas le temps passé, mais marquaient une grande soirée pour les musiciens et pour ce public mélomane! Les émotions étaient telles que personne n’a voulu rompre cette belle osmose !

On a longtemps glosé sur ces jeunes qui seraient perdus dans des frivolités des temps présents. Leur présence en masse en est un cinglant démenti. Gaâda vient de les réconcilier avec leur histoire. Si, Diwane joue du patrimoine musical, le public s’en est approprié sa mémoire.

Cette soirée est aussi un hymne à la culture Algérienne. Une preuve que son patrimoine peut être protégé et valorisé quand il est entre de bonnes mains. Gaâda Diawane Béchar nous a en donné la preuve la plus réjouissante. MERCI .

Fatiha Hassanine