Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a accusé, dans un entretien publié lundi 25 avril 2011 sur «Echourouk», les rebelles libyens de vouloir presser l’Algérie de revoir sa politique étrangère. «Il est possible que les frères à Benghazi, appuyés par d’autres parties, veulent que l’Algérie abandonne ses positions diplomatiques (qui s’appuient sur la neutralité de position dans le conflit libyen et le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays), ce qui est absolument hors de question», lance M. Medelci.

«Dès le début de la crise en Libye, nous avons condamné l’usage de la violence, marqué une position de non-ingérence et de refus de toute intervention étrangère dans un pays frère. Nous restons sur cette position», note le ministre des AE.

M. Medelci rajoute que le CNT veut que l’Algérie «l’aide ou le soutienne ou, du moins, marche aux côtés des parties qui le font». Le MAE a aussi critiqué les dérives et les interprétations erronées apportées à la résolution 1973 de l’ONU : «L’Algérie a déclaré officiellement respecter la résolution 1973 du Conseil de Sécurité ainsi que sa précédente, la résolution 1970 dans le cas où elles visaient à protéger les civils. Mais ce qui se passe aujourd’hui en Libye et ailleurs prouve qu’il y a d’autres intentions».

Concernant les accusations du CNT qui affirme qu’Alger appuie militairement El Kadhafi, M. Medelci est catégorique : «L’insistance du CNT a proféré de telles allégations sans fournir de preuves, affaiblit sa position et renforce celle de l’Algérie». Evoquant la prétendue implication d’opposants algériens dans cette affaire, Medelci rétorque que «L’Algérie est sereine et qui veut semer le doute échouera. Les semeurs de doute veulent ‘refroidir’ les positions algériennes par rapport aux questions régionales et internationales. L’Algérie restera fidèle à ses principes».

Nina A.