Pendant que les Libyens subissent la guerre civile qui déchire leur pays, les multinationales continuent de faire du business. Selon des informations obtenues par Algerie-Focus.Com auprès de sources diplomatiques, «plusieurs majors pétroliers ont vite fait de dépêcher des émissaires pour négocier ou renégocier leurs contrats à l’Est libyen, sous l’emprise des rebelles».

Très actif récemment, l’italien «ENI» surfe sur la vague de la partition de la Libye et a du revoir sa position. «ENI tente actuellement de renégocier ses contrats obtenus dans les bassins de l’Est libyen. Il veut aussi relancer rapidement l’exportation du brut issu de cette zone via le port de Zueitina, tombé entre les mains du CNT*», précise notre source.

«Le patron d’ENI avait rencontré début avril des chefs du CNT à Benghazi. Juste après, il a même organiser une rencontre entre le gouvernement italien et un émissaire des rebelles libyens à Rome dans le but d’obtenir la reconnaissance du CNT par l’Italie, à l’instar de la France», poursuit-il.

Ce jeu trouble repose sur le pari fait par les Occidentaux sur une partition de la Libye en deux. Persuadés de cette option, ils tentent de se positionner du mieux qu’ils peuvent pour en tirer les dividendes en temps voulu.

Khalil Mehdi
*CNT : Conseil National de Transition (rebelles libyens)

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