Le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, M. Bouabdallah Ghlamallah, a assuré dimanche à Constantine que les mosquées du pays sont « toutes dotés d’imams pour l’accomplissement des divers rituels religieux, durant ou en dehors du mois sacré de Ramadhan ».

Le « relatif déficit » enregistré en matière d’encadrement des mosquées concerne « uniquement les imams-oulémas », a souligné le ministre en marge d’une visite de travail dans la wilaya de Constantine. Ce déficit, a ajouté M. Ghlamallah, sera comblé « au fur et à mesure de la concrétisation du programme national d’organisation de la profession d’imam ».

La politique nationale portant sur le recrutement annuel d’un millier d’imams, au lieu de 500, nouvellement adoptée par le gouvernement, devra également assurer une restructuration « qualitative » de la cartographie nationale des mosquées, a affirmé le ministre, faisant état d’une « nette » amélioration du niveau des imams s’agissant des prêches et de la récitation du Saint Coran.

Evoquant le mode de fonctionnement des mosquées durant le mois sacré de Ramadhan, M. Ghalamallah a affirmé que ces lieux de culte seront « ouverts de jour comme de nuit », ce qui devrait satisfaire les fidèles qui préfèrent, exceptionnellement durant ce mois de jeûne, passer plus de temps dans les mosquées.

Dans ce contexte, le ministre a indiqué que le mois sacré sera marqué, cette année, par la récitation du Coran et par la dispense de Dourous (cours religieux) avant la prière des Taraouih.

S’agissant de la prière du Tahadjoud, rituellement effectuée avant l’aube, elle se fera « avec le consentement des imams », a-t-il ajouté, avant de faire part de l’organisation, au sein des mosquées, de plusieurs concours religieux destinés à toutes les franges de la société. Qualifiant l’imam de « véritable protecteur de la dignité de la société », M. Ghlamallah a appelé, lors d’une cérémonie de remise de prix aux dix lauréats du concours national de « Foursane El Taraouih », tous les « guides religieux » à se référer aux valeurs sociales et culturelles propres à l’Algérie pour permettre une meilleure transmission du Message de l’Islam.

La « conception spirituelle » des prêches religieux prononcés dans les mosquées « doit être puisée du fin fond de la réalité vécue par les citoyens », a en outre indiqué le ministre dans son allocution d’ouverture de cette cérémonie.

Les lauréats de ce concours qui se feront à nouveau remarquer par leurs récitations du Coran durant les prières des Taraouih seront récompensés une deuxième fois à la fin du mois sacré, a affirmé le ministre à l’adresse des imams récipiendaires.

M. Ghlamallah avait auparavant procédé à l’inauguration symbolique de trois mosquées situées dans la ville de Constantine et à El Khroub, avant de procéder à l’ouverture officielle de la mosquée de la cité des Palmiers, sise sur la route de l’aéroport Mohamed-Boudiaf. Plus de 200 nouvelles mosquées ont été ouvertes cette année à travers le pays, a indiqué le ministre, faisant part de la mobilisation de 1,5 milliard de dinars pour la réhabilitation et le confortement de plusieurs anciennes mosquées.

Le ministre a par ailleurs rappelé qu’une centaine d’imams s’est rendue, il y a deux jours dans plusieurs villes européennes pour diriger les prières des Taraouih durant le mois de Ramadhan.

APS