L’homme est naturellement malade. Son cerveau est infecté par le virus le plus ancien et le plus redoutable qu’on connaisse : le virus de la « juivite ». Cette pandémie ravageuse qui consiste à transformer l’homme en « chercheur de son juif » fait de lui un éternel psychopathe. Contrairement à certaines infections qui comportent deux états discordants, le « juivéen » – malade atteint de la juivite – est toujours « juivopositif »; il n’est jamais « juivonégatif » en ce sens que le virus est là, incrusté dans sa tête, actif, jamais dormant.

La différence entre deux contaminés réside uniquement dans la grosseur du virus. Chez tel juivéen, le germe n’est pas plus gros qu’un virus normal, c’est à dire, impalpable, invisible à l’œil nu, microscopique mais qui toutefois peut se réveiller soudainement et grossir sous tel ou tel prétexte. Chez tel autre, il est parfois tellement volumineux qu’il dépasse la grosseur de la pauvre tête du contaminé qui se retrouve, par conséquent, avec un gros virus, visible et affreux, destructeur et contagieux, à la place du cerveau. C’est ce qu’on appelle alors communément un grand malade.

Depuis la nuit des temps, l’homme – ce Malade inné, donc – a toujours cherché et a su se trouver ou se fabriquer son « juif  » dans le seul but d’assouvir son pouvoir cupide, de pérenniser son bien-être dans l’opulence outrageante, d’assurer sa sécurité matérielle et économique supposée menacée par l’autre. Il s’arrange à se convaincre qu’il est lui, le plus méritant, l’élu de Dieu et, que son juif n’est rien qu’un don de Dieu, un sous-homme à asservir et à déposséder, légitimant ainsi ce « droit » dont il va chercher la justification, très souvent, dans l’interprétation personnelle et sur mesure de versets divins : judaïques, bibliques ou coraniques. Généralement, il commence à se trouver son juif dans son proche entourage : sa femme ou sa sœur, sa famille ou ses voisins, sa tribu ou l’ethnie d’en face, la minorité religieuse ou linguistique d’à côté, la caste qu’il décrète socialement inférieure ou servile, l’apatride ou l’émigré, son opposant ou rival politique, idéologique ou culturel,

Puis, après avoir réduit, asservi voire exterminé son « juif local », il s’aventure quand il le peut à en dénicher, ailleurs, très loin de son trou natal, devenant alors un conquérant inévitablement sanguinaire, un tyran impitoyable, un oppresseur inclément. Il faut être irrémédiablement malade pour traverser des déserts, des mers, des continents et prétendre apporter la Civilisation par le feu, la parole de Dieu par le fer, la Purification par le sang ou le Bonheur par la haine.

C’est ainsi qu’à travers les siècles, sur les cinq continents, ce fameux virus de la juivite a su s’adapter, se métamorphoser, se multiplier engendrant tout un chapelet d’horribles concepts en « isme » : impérialisme, esclavagisme, racisme, colonialisme, fascisme, stalinisme, islamisme, bushisme, lepénisme,… et qui ont engendré de grands juivéens nommés César, Colomb, Hitler, Khomeini, Saddam, Bush, Ben Laden, Kadhafi, Lepen…

La juivite qui ravage ou guette insidieusement les pays arabo-musulmans s’appelle évidemment l’intégrisme islamiste. Ses méfaits sont quasi-quotidiens. C’est une des formes de juivite des plus apocalyptiques, des plus fiévreuse car elle finit par suggérer à « ses malades » qu’ils sont eux-mêmes leurs propres juifs ; elle devient alors de l’auto-génocide comme ce qui se déroule actuellement en Somalie. L’intégrisme religieux se sert de la religion pour tuer comme le sida se sert de l’amour. Si la prévention contre le sida passe par la capote, le préservatif contre l’intégrisme est l’Amour. Et, c’est pourquoi, les premiers juifs des intégristes sont les « Amoureux » : ceux qui aiment les autres avec leurs différences ; ceux qui aiment la vie, la beauté, l’intelligence, la perfection, le savoir, l’universalité. Cependant, la femme reste incontestablement le juif préféré des intégristes parceque justement elle est l’incarnation de l’Amour. Elle devient, en général, le juif de l’homme à partir du moment où celui-ci n’ose pas regarder dans les yeux sa propre sœur ni lui sourire sans avoir des élans incestueux.

Accusée de toutes les perversités de la société, elle est alors diabolisée, épiée, étouffée, inquisitionnée. En se proclamant régisseur de la conscience de la femme puis en la forçant, par exemple, à se momifier dans une bourqa contre sa volonté ou en la minorisant à vie, l’intégriste – cette bête mâle et maléfique – ne fait que la tuer, en différé, assouvissant ainsi son instinct anté-islamique qu’est l’enterrement de la fillette nouvellement née.

Hier, le juif d’Hitler était le Juif. Aujourd’hui, le juif du Juif est le Palestinien. Mais incontestablement, ce sont les pays arabo-musulmans qui détiennent le Prix Nobel d’une forme originale de juivite. Les peuples de ces pays sont les juifs de leurs propres dirigeants, des cinglés pire que les Rois du Moyen Age qui s’accaparent le pouvoir sans partage, à vie, le transmettant à leur progéniture, leur clan comme s’il s’agissait d’un héritage familial, un droit divin. L’exemple flagrant et encore vif est celui des tyrans de Libye, de Syrie et du Yémen, longtemps soutenus par les puissances occidentales dont les intérêts géostratégiques et économiques importent plus que les aspirations des peuples arabes. Peuples pris entre le marteau – la tyrannie des dirigeants – et, le marteau – la menace intégriste-. Cette dernière se nourrissant des excès de la première qui se décrète, unique rempart contre l’obscurantisme.

C’est à croire que les hommes sont comme des poissons dans l’océan : les plus forts dévorant les plus faibles. Mais en réalité, les hommes restent des hommes; il y’a les Jugurtha et il y’a les Bocchus. Et le souffle de Jugurtha a, au début de cette deuxième décennie du 21eme siècle, un parfum de ….JASMIN qui enivre les peuples décidés à se débarrasser et du marteau et de l’enclume.

Barek ABAS
Ingénieur Informaticien-Poète

NB : Pour certains lecteurs qui ne lisent que les titres pour en tirer ensuite et rapidement des conclusions souvent à contre-sens du fond du texte, et par conséquent, pourraient m’attribuer dans le cas précis de cet article des propos antisémites, je tiens à préciser que le terme “juif” utilisé dans mon texte est sciemment employé pour exprimer ma sympathie au peuple Juif victime de la folie nazie, peuple qui n’est pas comptable des actes barbares des Sionistes d’aujourd’hui que même les pacifistes juifs, en Israël même, dénoncent. Ce mot ”juif” n’a donc aucun autre sens que celui de ”bouc-émissaire ”.