Six ans après avoir expulsé les Juifs de Gaza (Gush Katif), qui se souviens encore d’Ariel Sharon ? Presque tout le monde, c’est vrai. Mais encore plus les contribuables israéliens !

Aujourdhui’ le comité des finances de la Knesset vient de décider que l’Etat continuera, dans les années à venir, à payer 50% des frais d’hospitalisation de Faucon devenu Colombe. La seconde moitié des coûts devra toujours être couverte par la famille de l’ancien premier ministre.

Le coût total du maintien de la vie d’Ariel Sharon est de 300.000 € par an. Le comité de la Knesset a donc approuvé un budget de 150.000€ par an à perpétuité – aussi longtemps que les médecins n’établiront pas la mort de l’ancien héros de l’armée israélienne… Ou le débranchement des machines qui le tienne à la vie.

Outre ses nombreux succès militaires et politiques, c’est le désengagement de Gaza qui reste aujourd’hui dans les mémoire quand on parle d’Ariel Sharon. Le 25 octobre 2004, il tient un discours à la Knesset où il déclare : « En tant que quelqu’un qui a combattu dans toutes les guerres d’Israël et appris de ses expériences personnelles que sans la force appropriée, nous n’avons pas une chance de survivre dans cette région qui ne montre aucune pitié envers les faibles, j’ai aussi appris par expérience que l’épée seule ne peut résoudre cette dispute amère pour cette terre.». Le désengagement se déroulera du 15 août au 11 septembre 2005.

En décembre 2005 et janvier 2006, Sharon subit deux attaques cérébrales, la première mineure, l’autre beaucoup plus grave. Durant son transfert en urgence à l’hôpital de Hadassa-Ein Kerem, il fit un arrêt cardiaque. Le 14 avril 2006 à minuit, après constatation trois jours plus tôt de son inaptitude à gouverner en raison de son coma, il perd officiellement son poste de Premier ministre conformément à la loi israélienne qui impose une période d’intérim de 100 jours. Le poste reste vacant le temps qu’Ehud Olmert forme un gouvernement et soit investi à son tour le même jour.

Source : JSSNews