Le jeune Merwane Bachiri Tayeb n’imaginait pas qu’il allait se retrouver un jour au cœur d’une polémique politique qui dépasse de loin ses centres d’intérêts quotidiens. Militant du FLN et fan de la production audiovisuelle, Merwane, originaire de la wilaya de Djelfa, vit aujourd’hui une pression énorme et demande à ce que quelqu’un veuille bien lui prêter attention.

L’affaire remonte à la fin du mois du Ramadhan lorsque Merwane fut contacté par un certain Kamel Chirazi, correspondant du site d’information basé à Londres «Ilaf». L’objet de la discussion : la «révolte populaire» prévue pour le 17 janvier en cours et dont l’appel est lancé sur «Facebook». Seulement voilà, Merwane explique à l’intéressé qu’il a créé une page sur «Facebook» pour rassembler les jeunes du FLN qui dénoncent la gestion de l’actuel SG, Belkhadem. «Mon combat est politique et partisan. Je me bats contre l’exclusion que nous impose Belkhadem et je veux que le FLN soit récupérer par les jeunes parce qu’il fut créé par des jeunes», déclare Merwane à «Algérie-Focus.Com».

Le correspondant du site «Ilaf», un média sur internet qui jouit d’une certaine notoriété dans le monde arabe, refuse d’entendre les explications de Merwane et insiste pour l’interviewer. «Les question tournaient autours de ce qui se passe au FLN, rien de plus», nous explique Merwane. Quelques jours plus tard, le site «Ilaf» publie un papier sur l’Algérie dont lequel il qualifie Merwane Bachiri Tayeb de porte-parole officiel du mouvement du 17 septembre.

Tous les propos sont déformés et réorientés comme une sorte d’appel à la révolte populaire. «J’ai été piégé. Je n’ai jamais rien dit de tel. Tout mon combat s’articule autours de la place des jeunes au FLN et voilà que je me trouve impliqué dans une affaire qui me dépasse», dit-il.

Et d’ajouter : «J’ai fait parvenir au site plusieurs démentis, mais en vain, aucun n’a été publié». L’information a été par la suite reprise par le quotidien «Ennahar» qui qualifie Merwane de… Porte-parole du mouvement du 17 septembre. Merwane panique et ne sait plus à quel saint se vouer. Mais le plus grave, rajoute notre interlocuteur, est que ce fameux correspondant, qui est en fait un Palestinien qui fait des allés-retours sur Alger, lui a proposé un rendez-vous avec le philosophe français BHL pour coordonner la «révolution» en Algérie. «Durant notre entretien, ce Kamel Chirazi a proposé de me mettre en relation avec BHL et des opposants algériens afin qu’on puisse travailler ensemble pour apporter le changement en Algérie. J’ai répondu poliment que mon militantisme est purement partisan», conclut Merwane.

Nina A.