Ce lundi 19 mars 2012, nous célébrons les cinquante ans du cessez le feu, proclamé par le Général Ailleret, de cette guerre dénommée « opération des maintiens de l’ordre »,  au lendemain des accords d’Evian. Mais que s’est-il réellement passé le 19 mars 1962 ? 

Aujourd’hui les enfants l’étudient à l’école des deux côtés de la méditerranée avec une perception différente sur l’histoire. Lydia Aït Saadi-Bouras, chercheuse à l’université Paris VIII analyse dans une thèse la nation algérienne à travers les manuels scolaires. Selon la chercheuse, dans l’enseignement des deux contrées « on retrouve les lieux, les personnages, mais on n’aborde par la guerre de la même façon. L’histoire ne se croisent pas, elles se touchent, elles s’entrechoquent ».

L’histoire est enseignée mais elle n’est pas impartiale, selon l’article 4 de la loi du 23 février, les députés ont demandé à ce que les « programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit”. Quant aux manuels scolaires en Algérie, ils relaient « ce qui tenait lieu d’histoire officielle et magnifiaient la dimension militaire au détriment du contenu politique ».

Le 19 mars, ne marque pas la fin des réelles hostilités et on lui prolifère la date du 5 décembre, jour de l’inauguration à Paris du mémorial dédié aux militaires morts pour la guerre en Algérie. Jacques M, ancien combattant d’AFN, explique que « l’influence du passé, alors que près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis la fin de cette guerre, est encore forte au sein d’une société comme la nôtre ».

D’ailleurs, des documents sont encore révélés sur cette guerre, selon les services secrets suisses, les Etats-Unis aurait encouragé l’Organisation armée secrète (OAS) à se rapprocher du FLN. Il existe un document, datant du 2 juillet 1962 intitulé « l’intervention des services américains en Algérie », qui vient d’être déclassé aux archives fédérales.

S. Viniger