Le journaliste et réalisateur franco-algérien Ben Salama a réalisé le documentaire « une histoire algérienne » qui passera sur France 5 le dimanche 18 mars à 22h dans l’émission « La Case du siècle » présentée par Fabrice d’Almeida. A travers ce documentaire il  apporte un regard intime. Ayant vécu la guerre d’Algérie petit, il « avait envie de donner sa part de vérité ».
Cette guerre est instrumentalisée politiquement depuis des années, il est grand temps de regarder lucidement cette période 5O ans après. Selon Ben Salama il est « important de regarder et d’écouter les souffrances et les blessures de toutes les populations d’Algérie ». Car certains esprits nous laissent penser que la guerre n’est toujours finie.

Seulement il faut « regarder vers l’avenir et non pas ressassé (…) le passé ». Cinquante ans après, il existe toujours des tensions entres les populations des deux rives. Le réalisateur rappelle que les français et les allemands ont pu se réconcilier après la première guerre mondiale donc pourquoi pas les français et les algériens. Plein d’espoir, Ben Salama propose : « construisons ensemble l’avenir ».

Toutefois pour construire cet avenir main dans la main il faudrait que les deux rives fassent des gestes forts pour réconcilier les mémoires et se réconcilier tout simplement. Ben Salama explique que « l’Etat français peut reconnaître sa responsabilité dans un certain nombres d’actes, de massacres qui ont été commis en 45 et plus tard lors de la guerre d’Algérie ». L’Algérie quant à elle devrait respecter les « dépouilles des harkis morts » qui ne peuvent pas être enterrés en Algérie.

De plus, il explique que le paysan du fin fond de l’Algérie va connaître l’histoire de France, contrairement à l’intellectuel français qui ne connaît pas l’histoire de l’Algérie. Il y a ici un souci, un problème de partage des mémoires. Ben Salama exprime sa volonté de partager cette mémoire « qui est la sienne avec le reste du monde comme il partage aussi l’histoire de France ».

Ben Salama termine sur l’idée qu’il faut que « ces mémoires soient partagées pour former une mémoire collective et un imaginaire commun ».

Images du film en avant première :

     

De gauche à droite : M. Rocard,  Mme Driff , M. Drai

S. Viniger

Notez cet article